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Tunisie : Manifestations dans le pays contre la présence de migrants subsahariens irréguliers

by León Paz

La polémique sur la présence de migrants subsahariens irréguliers dans le pays ne s’arrête pas à la Tunisie. Le secrétaire général du Parti des libres constitutionnalistes (PDL), formation tunisienne de droite, Abir Moussi, a appelé les autorités du pays à entamer des négociations avec le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) pour expulser les migrants en situation irrégulière résidant dans le ville de Sfax, « dans le cadre du processus de relocalisation vers des pays capables de les accueillir selon les normes internationales ». Moussi a pris part hier à une manifestation organisée par son parti devant le siège du gouvernorat de Sfax pour « dénoncer la situation catastrophique dans laquelle se trouve la ville en raison de l’installation des migrants irréguliers et du silence des autorités à ce sujet ». Phénomène illégal ». Le leader du PDL a également affirmé que « le droit d’asile est garanti à ceux qui sont en danger imminent et dans le respect des conditions prévues par le droit international » et que « la Tunisie n’est pas un pays d’implantation où des projets étrangers mis en œuvre ».

Le chef du parti a également souligné l’importance de « rejeter les diktats de l’Union européenne sur la question des réfugiés, ce qui ne s’est pas produit ». Moussi a accusé les autorités de « ne pas faire d’efforts pour protéger les frontières de la Tunisie avec l’Algérie et la Libye pour empêcher l’afflux d’immigrants en provenance de ces pays ». La manifestation a également réuni des groupes de citoyens et des représentants de la société civile. Le militant Ziad Malouli, cité par Jawhara FM, a dénoncé que « l’afflux massif de migrants irréguliers dans la région a conduit à une situation tendue dans les quartiers de Sfax, où se déroulent désormais des affrontements à coups de fusil blanc entre migrants ». Le porte-parole a souligné qu’environ 69 cas de tuberculose et deux décès ont été signalés en raison de cette maladie et a également mis en garde contre le risque de propagation du virus de l’immunodéficience humaine (VIH).

Lors d’une rencontre avec la ministre allemande de l’Intérieur Nancy Faeser et le ministre français de l’Intérieur Gérald Darmanin le 19 juin, le président tunisien Kais Saied a réitéré la position de son pays sur la migration. « Jamais la Tunisie n’acceptera d’être la gardienne des frontières d’un pays, ni la présence de migrants sur son territoire », a déclaré le président, réaffirmant sa position sur la nécessité d’une nouvelle approche du phénomène de l’immigration irrégulière. « Basé sur l’élimination des causes, sans essayer de traiter les conséquences, et appelé à un effort concerté pour mettre fin à ce phénomène contre nature et inhumain. »

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