Si le rugby italien est mauvais, le rugby français est pire. L’Italie et la France – qui se rencontrent vendredi à Marseille – ont perdu leurs deux premiers matches du Tournoi des Six Nations. A cela s’ajoute la folle nuit d’Edimbourg qui a conduit à l’expulsion de huit joueurs, dont sept ont également été interrogés par la police écossaise après s’être présentés dans les clubs de George Street, Lulu et TigerLily. Mais le problème n’est pas seulement là : l’association française dispose d’un budget de 121 millions d’euros, celle italienne d’un peu plus de 42. En France, il y a 540 000 membres, en Italie 87 000. Mais cela ne suffit pas : la moitié des clubs du Top14, championnat qui reçoit plus de droits TV que la Ligue1 (football), disposent d’un budget au moins aussi élevé que celui de notre association, qui avec ses 42e Millions doit plus ou moins tous financer le mouvement.
En bref : si seule la taille comptait, la France devrait toujours être la deuxième meilleure équipe du monde après l’Angleterre.. Il n’a cependant plus remporté le tournoi depuis 2010 (son dernier Grand Chelem) et a perdu 7 des 9 derniers matchs disputés, dont 1 nul (à domicile contre le Japon). Des résultats similaires aux nôtres ont conduit au limogeage de l’entraîneur Guy Novès, le gourou de Toulouse, qui a été remplacé immédiatement après le déjeuner de Noël par Jacques Brunel, entraîneur des Azzurri de 2011 à 2016, l’homme qui, après trois ans comme prédicateur, » « Echilibre » a été le dernier à nous expliquer, les bras tendus, que ce que préparait l’équipe nationale était « inexplicable ».
C’est pourquoi l’Italie et la France s’affrontent vendredi à 21 heures : la première soirée pour nous et la première hors de Paris pour elles en 19 ans de Tournoi des Six Nations.. L’enjeu est le Trophée Garibaldi, la version latino-américaine de la Coupe de Calcutta, pour laquelle l’Écosse et l’Angleterre se battront samedi, mais surtout la possibilité de mettre fin à la séquence de défaites (si les choses tournent mal, les Azzurri la remporteraient pour la 15e fois). temps nécessaire pour créer une séquence). le tournoi : record) et l’évasion à la Cuillère en Bois, pour laquelle nous restons définitivement les favoris.
Les Français ne veulent pas entendre parler d’une éventuelle défaite contre la délicate équipe nationale de Conor O’Shea L’équipeaprès le KO d’Edimbourg, avec le titre : « Heureusement, il y a maintenant l’Italie. » Mais notre équipe aura au moins un avantage : zéro pression. Malheureusement, perdre est devenu pour nous une (mauvaise) habitude. Les Français ressentent la même chose, mais ils n’arrivent pas à s’en remettre et déclenchent l’enfer après chaque défaite. Nous avons de l’argent, nous avons beaucoup de joueurs, comment nos Bleus peuvent-ils apprendre du premier joueur qui passe ? On comprend que les Français aient le championnat le plus dur et le plus riche du monde, ils ont une tradition, une fierté et un amour du jeu. Mais lorsqu’ils enfilent la chemise avec le coq sur la poitrine, ils sont souvent méconnaissables. Ils ont perdu deux fois contre l’Italie dans le tournoi (2011 et 2013) et s’ils perdaient à nouveau vendredi, ce serait pire pour eux que Waterloo et Azincourt réunis. Pour nous, ce serait plutôt un petit triomphe. Et la victoire que nous attendons depuis 2015.

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