En Italie, demain jeudi, le président de la République, Sergio Mattarella, entamera des consultations qui, comme tout le monde le prévoit, conduiront Giorgia Meloni à former un nouveau gouvernement.
Les jeux semblaient joués, la liste des ministres presque complète, mais l’ouragan Silvio Berlusconi est venu avec une série de déclarations qui ont semé le chaos dans la majorité.
Les effusions sucrées et alcoolisées
Paroles libres prononcées par le haut dirigeant lors d’une réunion avec ses adjoints Forza Italia. Des propos indéniables car enregistrés puis diffusés dans un fichier audio. Dans la première partie, Berlusconi annonçait avoir noué « un peu plus » de relations avec le président russe, qui l’aurait qualifié de « premier de ses cinq vrais amis ». Pour sceller un cadeau alcoolisé : « Pour mon anniversaire, Poutine m’a envoyé 20 bouteilles de vodka avec une lettre très douce. J’ai répondu avec des bouteilles de Lambrusco et une lettre tout aussi douce.
« Zelensky triple les attaques contre le Donbass »
Le deuxième audio, dans lequel Berlusconi explique à sa manière les faits du Donbass à son peuple, a moins circulé que le miel et les cœurs aujourd’hui : « Savez-vous comment la chose s’est passée en Russie ? Faites-le aussi, s’il vous plaît, mais avec la plus grande confidentialité ». Dans l’enregistrement, vous pouvez entendre comment l’homme de 86 ans blâme Kyiv pour l’escalade en 2014, lorsque « l’Ukraine a signé ce contrat (avec Moscou, ndlr) jette en enfer et commence à attaquer les frontières des deux républiques », ce qu’il précise encore : « Ils subissent des victimes qui arrivent, me dit-on, à 5-6 mille morts. Zelensky arrive, triple les attaques. Les morts le feront… » Et encore : « Je ne vois pas comment Poutine et Zelensky peuvent s’asseoir à la même table. Il n’y a aucune possibilité. Zelenskyy, à mon avis … oubliez ça. »
« Le style de la pioche »
Des paroles de liberté, peut-être, mais qui risquent de déstabiliser un gouvernement naissant qui, selon Meloni, continuera à soutenir l’Ukraine contre l’agresseur russe. De plus, ce n’est pas le premier coup bas pour le président des Frères d’Italie, qualifié par Berlusconi sur une note de « zélé, arrogant, arrogant et insultant ». Surtout, elle a répondu : « Je ne suis pas ouverte au chantage ».
« Chaque fois que Berlusconi ressent le besoin de retrouver une centralité politique », explique Tommaso Labate, journaliste au Corriere della Sera, dans une interview à TG, « il adopte ce style de pioche. En ce sens qu’il frappe au moment où les alliés s’y attendent le moins, et aussi aux points où ils s’y attendent le moins. « Avec vingt bouteilles de vodka à la maison, il y a un vrai danger de se laisser emporter.

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