C’est une première en Suisse: la police de la ville de Winterthur compte un « super-détecteur » officiel parmi ses agents depuis début janvier. Fondamentalement, une personne avec une capacité exceptionnelle à reconnaître et à mémoriser les visages. Il s’agit d’une compétence rare pour les services d’enquête du Corps qui peut s’avérer extrêmement utile dans le travail d’enquête.
« On estime qu’environ 1% de la population pourrait avoir cette capacité, nous ne le savons pas avec certitude. – explique le manager Lorenz Wyss – Nous sommes intéressés à trouver des personnes ayant cette capacité au sein des forces de police.”
L’agent de Winterthur, identifié grâce à une longue série de tests, n’a pas pu être contacté car il souhaitait rester anonyme, également pour des raisons de sécurité. On pense que le don des super discerneurs est probablement inné.
« Ce collègue avait déjà travaillé pour une autre force de police dans le canton de Zurich pendant dix ans, il m’a contacté après avoir lu un article sur le sujet et a voulu se renseigner et se tester après avoir remarqué ces compétences en lui-même. – dit Wyss-J’ai mis en contact avec le Dr Meike Ràmon de l’Université de Lausanne, spécialiste des neurosciences et super-détecteur, qui a effectué les tests. »
Ces derniers sont déjà utilisés par la police à l’étranger, en Grande-Bretagne et de plus en plus aussi en Allemagne.
« Nous utilisons le super-détecteur dans les enquêtes où, par exemple, il y a des photos d’auteurs inconnus. Les Super Recognizers sont très utiles car ils comparent très bien les images et peuvent identifier rapidement de nombreuses personnes.
Par exemple, lorsqu’il s’agit de comparer des images de caméras de surveillance avec des photos d’identité. Selon Wyss, ceux-ci peuvent être utilisés en combinaison avec un logiciel de reconnaissance faciale : « Un super-reconnaissance reste un être humain et ne peut pas traiter les images aussi efficacement que l’intelligence artificielle. Cependant, il a des avantages par rapport à un logiciel lorsque l’image que l’on a est de mauvaise qualité ou lorsqu’il y a une prise de vue non pas de face mais d’un point de vue différent. Le logiciel a du mal à faire des comparaisons nettes, tandis que le Superrecognizer parvient à capturer beaucoup d’informations à partir de l’image.

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