Partisans et opposants à la réforme fiscale de l’OCDE ont lancé leur campagne jeudi avant le vote fédéral du 18 juin. Le premier estime que seule la mise en œuvre rapide de cette réforme peut préserver le bien-être du pays en évitant que des milliards de francs suisses de recettes fiscales ne soient reversés à l’étranger. Selon ce dernier, cependant, seuls les riches sont préférés.
Pourquoi est-ce
À l’avenir, les entreprises actives à l’international et réalisant un chiffre d’affaires supérieur à 750 millions d’euros devront payer au moins 15 % d’impôt sur les bénéfices. La Suisse, comme environ 140 autres pays, doit appliquer cette disposition à partir du 1er janvier 2024. Un prélèvement supplémentaire est prélevé sur les grandes entreprises qui se situent actuellement en dessous de ce seuil. 75% de la manne irait aux cantons, le reste à la Confédération. On estime qu’environ 200 entreprises suisses et environ 2000 filiales de sociétés multinationales opérant en Suisse sont concernées par ce modèle fiscal. Les quelque 600 000 PME opérant exclusivement en Suisse ne seraient pas concernées.
Les arguments des partisans
Selon le comité positif composé de l’UDC, du Centre, du PLR, des Évangéliques et des Verts libéraux, si la Suisse n’applique pas l’imposition minimale, d’autres pays peuvent autoriser les entreprises ayant un taux d’imposition inférieur (c’est-à-dire la différence entre le taux d’imposition le plus bas et le taux d’imposition minimal ). Tout cela serait « négligent » et entraînerait des pertes fiscales pour la Confédération. Le Conseil fédéral, les associations économiques, les cantons, les villes et les communes soutiennent également le projet de loi.
L’opinion des contraires
Le comité référendaire, composé du PS, de l’Union suisse (USS) et de l’organisation tiers-mondiste AllianceSud, est d’un avis contraire. Ils croient que l’impôt minimum ne profite qu’aux très riches et aux grandes entreprises. Un impôt minimum se faisait attendre depuis longtemps, mais la solution proposée n’augmente pas le pouvoir d’achat de la population, elle alimente la concurrence fiscale entre les cantons et seule une petite partie des cantons en bénéficierait.

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