« Elle n’était pas la première à se faire couper les cheveux (c’était l’actrice Eva Lavallière), mais ce n’est rien de grave. L’idée des bijoux – vrais ou faux – pour ce jour-là n’était pas la sienne, mais celle de Misia Sert, mais ce n’est pas si important. Même le Petite Robe Noire Il n’y a pas que Chanel, c’est aussi Madame Vionnet. Karl Lagerfeld minimise et pourtant, Mademoiselle Gabrielle Chanel, le mythe était, le mythe reste. Le mérite ? Avoir été le prototype Garçon, qu’il a vécu assez longtemps pour pouvoir fictionner sa propre vie, mais surtout qu’il a introduit la contemporanéité dans la mode ; simple, sec, uniquement coloré en noir et blanc. Ses réalisations sont les costumes en tweed, les bijoux fantaisie traités comme les bijoux les plus précieux, les chaussures bicolores et le sac à main en cuir nappa matelassé, qui laisse enfin les mains libres aux femmes grâce à une chaîne dorée tissée dans le cuir. Difficile de raconter en quelques lignes ses nombreuses réalisations, qui comptent entre autres un parfum iconique (Chanel n°5), la marinière (une intuition qui lui est venue en observant les marins de Deauville) et le petit noir s’habiller Une robe; le modèle #817 défini par Mode, le 10 octobre 1926, sous le nom de « Ford de la mode ». À son charme s’ajoutait une langue fourchue, qui non seulement remplissait les livres de citations mémorables, mais était aussi le symptôme d’une personnalité méprisante et très intelligente : « Saint Laurent ? Pauvre fils, il ne sait pas coudre. Cardin? Un petit aventurier. Femmes? Tu es fou. De Gaulle ? Mais un monstre sanguinaire a du style. Jean Cocteau ? Un petit homosexuel snob qui n’a fait que voler les idées des autres toute sa vie. Qui sait s’il était encore en vie aujourd’hui…

« Jugador. Introvertido. Solucionador de problemas. Creador. Pensador. Evangelista de la comida de toda la vida. Defensor del alcohol ».
