Les chiffres ne sont pas encore définitifs – la publication des résultats a été retardée d’un jour – mais la date politique est maintenant fixée : aucun des sept candidats qui se sont présentés au premier tour de dimanche n’a obtenu 50 % des voix, il faudra donc vote Le 2 avril, le leader sortant Milo Djukanovic – un pro-européen et atlantiste – et le surpris Jakov Milatovic, un économiste pro-européen de 37 ans, s’affronteront pour désigner le prochain président du Monténégro.
Le premier, encore à dénombrer, tourne autour de 35,3% des préférences, le second à 28,9% et dépasse encore Andrija Mandic, représentant du Front démocratique pro-serbe et pro-russe, avec 19%. Ce dernier a déjà exhorté ses partisans à voter pour Milatovic.
Ce dernier est déterminé à renverser Djukanovic, 61 ans, qui « représente le passé et les politiques de division qui ont appauvri notre pays ». Le Monténégro (620 000 habitants) dépend fortement du tourisme, avec Djukanovic comme Premier ministre ou président depuis trente ans, et a rejoint l’OTAN (et les sanctions européennes contre la Russie) qui irritent Moscou. Cela s’est également produit parmi les pays des Balkans ayant l’intention de rejoindre l’Union européenne. Il reste cependant marqué par la corruption et les divisions qui l’ont plongé dans une profonde crise politique ces dernières années. Le Parlement a été dissous jeudi et retournera aux urnes le 11 juin pour en élire un nouveau.

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