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Migrants, la stratégie de Rome entre l’Europe et l’Afrique. Le nœud tunisien – Corriere.it

by León Paz

Depuis le pupitre de la Conférence des Nations Unies sur la lutte contre la traite des personnes, le sous-secrétaire de la présidence du Conseil Alfredo Mantovano parle d’une « approche ni coloniale ni postcoloniale » du développement de l’Afrique et de la régulation des flux. Mais la véritable mission du bras droit de Giorgia Meloni, encore frais de sa délégation sur les questions d’immigration, se déroule en coulisses, dans la salle des bunkers de la prison d’Ucciardone, qui accueille désormais plus de conférences que de procès. En marge de l’événement qui a réuni les représentants de 32 gouvernements européens et africainsLe sous-secrétaire d’Etat rencontre tour à tour le ministre de l’intérieur allemand, le ministre de la justice algérien, le sous-secrétaire à l’intérieur anglais, les ministres de l’intérieur de France et de Tunisie, ainsi que quelques vice-ministres de l’intérieur et de la justice turcs.

Série de réunions bilatérales au cours desquelles un problème spécifique lié aux responsabilités et aux situations particulières de chaque pays est discuté avec chaque individu et une tentative est faite pour parvenir à des accords et à des ententes sur des points spécifiques. J’essaie de partager avec tout le monde l’idée que nous devons relever ensemble un défi collectif. Et les ministres de l’Intérieur font de même Matteo Piantedosi et la justice Carlo Nordio, ont assisté à autant de rencontres en face-à-face avec leurs collègues respectifs. Le garde des Sceaux a profité de l’occasion pour signer plusieurs traités de coopération judiciaire et de transfert des prisonniers de ces Etats avec les représentants de l’Algérie et de la Libye. Des petits pas pour commencer un voyage qui s’annonce long et semé d’embûches.

Le changement de stratégie du parti de centre-droit par rapport au programme avec lequel il a remporté les élections il y a un an est désormais officiel et se manifeste notamment dans le rythme effréné des négociations entre les murs épais de l’ancienne prison de Palerme : plus de « blocus ». débarquements » qui se sont révélés inaccessibles, mais bloque (mais il serait plus réaliste de parler de régulation) des départs. Un objectif difficilement réalisable sans la coopération des pays d’origine des migrations et des pays de transit. Il est donc nécessaire de négocier et de rechercher une convergence avec tous les États concernés par le phénomène migratoire. L’Europe  et en Afrique. Et profitez de la disponibilité des organismes internationaux comme l’Organisation internationale pour les migrations et le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés en matière de retours volontaires et de demandes d’asile qui doivent être collectées avant le départ.

De la scène Mantovano revient pour dénoncer les ONG que « leurs intentions visent à sauver des vies humaines, mais elles deviennent un facteur qui facilite les activités des trafiquants d’êtres humains et conduit à la mort », mais l’accord avec l’Allemagne reste essentiel ; Piantedosi, qui a rencontré son collègue français deux fois en dix joursGérard Darmanin, souligne que, malgré le problème des refus à la frontière de Vintimille, elle partage les mêmes vues que Paris ; Nordio appelle à une sorte de « coopération renforcée » dans les enquêtes sur les trafiquants d’êtres humains.

Mais en coulisses, tout le monde sait que la question se pose aujourd’hui Tunisie, le pays d’où partent actuellement la plupart des réfugiés potentiels vers les pays européens : 70 pour cent de ceux qui ont « débarqué » en Italie en 2024 en arriveront, et les Tunisiens ne représentent qu’une faible proportion (moins qu’en 2022) ; le reste vient de ce qu’on appelle « l’Afrique noire », La population n’est pas la bienvenue au président Saied qui veulent le soutien de l’Europe non seulement pour la crise des réfugiés, mais aussi pour les écoles, les investissements et l’agriculture. Et pour le gouvernement Meloni, qui, ayant compris qu’il ne peut pas arrêter les débarquements, tente des départs, l’une des tâches les plus difficiles pour se rapprocher de l’objectif est d’empêcher les autres États de l’Union d’accepter de parler très ouvertement dans le face aux pulsions autoritaires et aux mesures dictatoriales du dirigeant tunisien. Derrière la multiplication par cinq des arrivées en provenance de son pays (environ 91 000 au cours des neuf premiers mois de cette année, contre 19 000 à la même période en 2022), aux accords lucratifs pour la criminalité locale s’ajoutent également les pressions du reste du continent africain. L’Italie espère que Saied décidera de les contenir ou de les contrer en échange d’une compensation.

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