En Suisse, selon la loi, le biodiesel ne peut être produit qu’à partir des déchets d’huiles végétales usagées, qui proviennent par exemple de la restauration. En revanche, il n’est pas possible de l’obtenir à partir de matières premières destinées à la consommation humaine ou animale. La version bio réduit les émissions de dioxyde de carbone de 90% et est utilisée comme additif diesel d’origine minérale à un maximum de 5-7%. Cette solution permet aux fabricants de carburants conventionnels de compenser une partie de leurs émissions de CO2 et ainsi de bénéficier d’avantages fiscaux. Ces incitations sont actuellement garanties en Suisse jusqu’en 2024.
Ces dernières années, la production de biodiesel en Suisse a atteint plus de 15’000 mètres cubes par an en 2019, souligne Tempi Moderni, le magazine d’analyse économique de la RSE. Cependant, nous parlons de chiffres limités, fabriqués dans sept petites usines. Les énergies fossiles restent moins chères et l’alternative verte est économique grâce aux subventions. Néanmoins, c’est une voie intéressante vers la transition écologique.
Ces questions et d’autres ont été abordées par le spectacle les temps modernes (#rsitempimoderni), le magazine d’entreprise RSE diffusé tous les dimanches à 21h55 sur RSI LA1. L’émission est également disponible en ligne :

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