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Le nouveau président fédéral veut promouvoir l’usage de l’italien dans la Confédération

by Clara Alonso

La Confédération suisse a un nouveau président du Conseil fédéral, et l’attachement à la culture et à l’esprit italien de l’exposant suisse du parti PLR va bien au-delà du nom. Ignazio Cassis, Tessinois de Sessa, village de montagne entre Suisse et Lombardie, est le fils de deux immigrés lombards dans les années 1960 et peut être décrit comme l’exemple parfait d’une carrière populaire inspirée de la philosophie américaine, mais qui ne se mélange pas dans la maison s’est installée les rues de Manhattan, demeure entre le lac Majeur, le lac de Lugano et Berne.

Sa carrière de médecin et d’homme politique s’inspire de Dante, comme il le rappelle dans les discours commémoratifs du poète suprême à l’occasion de son anniversaire de mort en 2021. Il promet de donner un nouvel élan au quadrilinguisme suisse, de le soutenir et de promouvoir et de promouvoir la culture de la langue italienne dans son pays natal, qui, rappelons-le, est la deuxième plus grande présence italophone au monde.

Sa devise reste « divisé mais uni » pour décrire la démocratie suisse laïque. Dans l’agréable village de sept cents âmes, perché sur les hauteurs à quelques dizaines de kilomètres de la frontière italo-suisse du Tessin, où Ignazio Cassis a vécu toute sa vie, il a pas mal neigé le jour de son élection à la présidence de le Conseil fédéral suisse.

Première grosse perturbation de cet hiver deux mille vingt et un. Bref, quand un italophone est élu à la tête de la Holey Cheese Nation, il neige, ce qui arrive rarement. En fait, l’opportunité d’occuper la plus haute fonction en Suisse des quatre langues n’était pas venue pour un natif du Tessin depuis plus de deux décennies, depuis 1998.

Le patron n’est pas le patron
Il y a 23 ans, c’était Flavio Cotti qui dirigeait la nation Premier parmi les pairs figure de premier plan, mais sans pouvoirs extraordinaires, dans la démocratie suisse. Un profil purement représentatif est celui de Cassis, qui est élu chaque année par l’Assemblée fédérale et redistribué chaque année entre les sept représentants du Conseil. Le Tessin sera patron pour toute l’année 2022.

Avant lui et Cotti, seuls trois autres Tessinois ont joué ce rôle dans l’histoire.

L’exposant, ancien leader du parti libéral radical au niveau national, est considéré comme une figure clé des relations extérieures ces dernières années. En tant que « ministre des affaires étrangères » suisse, chef du DFAE, il est resté dans les mémoires pour ses positions révisionnistes dans le cadre de l’accord-cadre réorganisant les relations entre le pays des cantons et l’Union européenne, dans l’impasse depuis environ six mois. après des années de négociations. Une cible facile pour la droite, politiquement la plus habituée au conservatisme suisse.

Malgré l’équilibre au Bundesrat actuel entre les représentants de l’UDC, les libéraux, les démocrates-chrétiens et les socialistes, avec les femmes et les hommes, il y a eu une attaque des gauchistes et des verts contre les éligibles ces dernières années. selon eux, le « maillon faible de l’ensemble du conseil », basé sur une hypothétique faible participation lors de sa confirmation au conseil (mais d’autres hommes politiques avant lui ont obtenu encore moins de voix dans l’ensemble). Cassis reste l’un des interlocuteurs clés dans le différend international entre les États-Unis et la Russie, et beaucoup reconnaissent sa forte contribution à l’organisation des conférences de Genève de cet été entre Biden et Poutine.

Par ailleurs, le programme de conférences entre Etats intéressés par la question russo-ukrainienne se terminera en 2022 directement dans le canton du Tessin pour rechercher une médiation difficile entre les parties. Et c’est toujours la diplomatie de Cassis qui a joué un rôle crucial à l’international pendant la pandémie.

Dans le Land des Cantons, le premier niveau administratif du gouvernement central a des pouvoirs limités en raison de la base démocratique solide sur laquelle repose le système national et de la présence des cantons et des communes. En fait, le gouvernement central a des responsabilités limitées, telles que B. Régulation économique monétaire et administration de l’armée.

D’autre part, de nombreuses tâches sur le territoire sont exercées entre les cantons et les communes, qui forment les deuxième et troisième niveaux de gouvernement. Mais on ne peut qu’exceptionnellement ordonner la victoire de ce qui est peut-être la partie la plus maltraitée de toute la Confédération, celle de la culture italienne. Ce qui est encore une demi-victoire.

Renonciation à la nationalité italienne
Le nouveau président est entièrement issu d’une famille italienne. Son père vient de Luino, sa mère de Bergame. Ils ont tous deux déménagé en Suisse dans les années 1950 et 1960, une période d’immigration mouvementée, non seulement dans les villes grises du nord de l’Italie, mais aussi ici, en Suisse italienne. Mais l’histoire d’Ignace se démarque de bien d’autres. Né en 1961, il obtient la nationalité suisse à l’âge de 15 ans, devient d’abord médecin spécialisé en santé publique, puis se lance dans la politique et devient leader parlementaire national du Parti radical libéral, parti centriste.

En 2017, il décide de renoncer à sa nationalité italienne lors de sa campagne pour l’élection au Conseil fédéral à Berne. «Pour moi c’était logique qu’il en soit ainsi » commentait-il à l’époque, mais la constitution suisse ne prévoit pas cette obligation envers les parlementaires, plutôt d’autres représentants concurrents comme Pierre Maudet, un franc suisse, se sont prononcés contre.

L’avenir de la langue italienne en Suisse
«Le multilinguisme suisse va connaître un nouvel élan grâce au travail du nouveau président fédéral. L’immigration récente de personnes de nationalité italienne, qui continue d’augmenter, augmente dans les secteurs de la banque, de l’assurance ou de la santé et signifie une augmentation progressive des connaissances sur la nouvelle immigration des jeunes», explique Diego Erba, coordinateur du Forum pour le italien en Suisse,

«Les Italiens dont je me souviens dans les années 1960 étaient du sud, des Siciliens, des Calabrais et des Campaniens, avec une éducation moyenne à inférieure mais qui avaient le privilège de connaître la langue italienne. De nos jours, les nouveaux immigrants portugais, albanais et d’autres nationalités plus éloignées n’ont pas la chance de connaître déjà notre langue. Comme ils occupent majoritairement des emplois de moyenne à faible spécialisation, une politique visant à soutenir leur intégration progressive dans la société suisse est essentielle.

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