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La « nouvelle Europe » avec l’Ukraine, la Turquie et le Royaume-Uni

by Clara Alonso

Pas seulement l’Ukraine, qui est en quelque sorte à l’origine du projet. La Turquie, le Royaume-Uni et l’Azerbaïdjan font également partie des 44 pays invités par l’UE à participer à la première réunion de la Communauté politique européenne, le nouvel organe international lancé par le président français Emmanuel Macron en mai comme un outil pour surmonter les divisions internes, l’UE a été créé pour s’étendre à de nouveaux États membres. Et de créer une plate-forme de dialogue et de coopération politique, également en réponse aux objectifs hégémoniques de la Russie (mais aussi de la Chine).

L’objectif déclaré de Macron est de créer une nouvelle force géopolitique basée sur les valeurs de l’UE. Mais aussi d’inclure dans la « famille européenne » les Etats qui n’appartiennent aujourd’hui à l’Europe que géographiquement sans avoir à passer par le laborieux processus d’adhésion. Une sorte de confédération européenne d’Etats qui, outre les 27 Etats de l’UE, pourraient être rejoints par tous les pays candidats : de l’Ukraine à la Moldavie en passant par la Géorgie et la Bosnie-Herzégovine, mais aussi ceux qui préfèrent rester hors de l’UE, comme la Norvège et la Suisse.

Qu’est-ce que la Communauté politique européenne

La première date aura lieu le 6 octobre à Prague. La lettre d’invitation a été envoyée par le président du Conseil européen, Charles Michel, et le Premier ministre de la République tchèque, Petr Fiala, dont le pays assure la présidence tournante du Conseil de l’UE. Outre les 27 États membres de l’Union, les chefs d’État et de gouvernement des 6 pays des Balkans occidentaux (Albanie, Bosnie-Herzégovine, Kosovo, Macédoine du Nord, Monténégro et Serbie), du Royaume-Uni, de la Norvège, de la Suisse, de l’Ukraine, la République de Moldova, l’Islande, la Géorgie, la Turquie, l’Arménie, l’Azerbaïdjan et le Liechtenstein.

Le sommet de Prague réunira (ou devrait) réunir les chefs d’État et de gouvernement des pays invités et la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen. Selon l’AFP, la Communauté politique européenne entend « discuter des questions d’intérêt commun » et « renforcer la sécurité, la stabilité et la prospérité du continent européen ». L’instance devrait se réunir deux fois par an et le sommet « devrait consister en une session plénière, des tables rondes, des réunions bilatérales et un dîner final ».

Le tout premier rendez-vous sera un test décisif pour comprendre à quel point le plan de Macron est réellement réalisable. Outre la Grande-Bretagne et les négociations en cours sur le Brexit, le risque de tensions à la table des 44 est très élevé : il y a la Turquie et la Grèce, qui sont aux prises avec une escalade en Égée. Mais aussi l’Arménie et l’Azerbaïdjan, dont les armées se sont récemment battues pour le contrôle du Haut-Karabakh avec de nombreuses pertes.

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