De nos jours, il en faut très peu pour allumer un feu aux proportions effrayantes. La situation au Tessin est un point rouge, ce qui signifie qu’il y a une très forte probabilité que l’incendie soit intense et se propage rapidement, explique Aron Ghiringhelli, chef du 2e Service forestier du district opérant sur la Riviera, basse et moyenne Léventine.
« Ce sont des événements difficiles à contrôler et qui peuvent aussi atteindre des dimensions importantes. Ils s’étendent également dans le temps. Nous avons une grande quantité de carburant mort et extrêmement déshydraté dans nos forêts. On pense à la litière dans la forêt de châtaigniers, puis aux feuilles de châtaigniers qui sont tombées en automne et qui sont toujours présentes dans nos forêts. Ensuite, il y a le vent et les températures élevées. »
Le danger n’est actuellement aussi élevé qu’au Tessin et dans certaines régions des Grisons, à savoir Bergell, Puschlav, Mösan et dans les régions proches de Coire et Thusis. Avec l’arrivée de plusieurs touristes d’autres régions de Suisse et de l’étranger, les signalements se font plus pressants.
« Le touriste venant de l’extérieur du canton n’est que partiellement sensibilisé et sensibilisé à la problématique des feux de forêt, donc une faible proportion de ces personnes est également susceptible d’adopter des comportements inappropriés et potentiellement problématiques. – dit Ghiringhelli – l’information destinée à ce groupe de personnes est certainement nécessaire. En cette période de Pâques, nous avons décidé d’en lancer, en plus des canaux de communication normaux, d’autres destinés aux touristes venant du nord des Alpes. En coopération avec l’Agence fédérale de l’environnement, nous avons demandé la publication de communiqués de presse en allemand et grâce à une excellente coopération avec l’agence d’État, nous avons pu installer des panneaux d’information.
L’interdiction s’étend à toutes les zones où la végétation est menacée, c’est-à-dire non seulement aux forêts mais aussi aux prairies sèches. De plus, ajoute Aron Ghiringhelli, il y a des comportements qu’il faut éviter à tout prix : « Une autre erreur qui est très souvent commise est de disperser les cendres du poêle ou de la cheminée que l’on pense éteintes sur le sol. Au bout de quelques heures, un incendie se déclare. »
Alternativement, pour ne pas manquer le barbecue de Pâques, dans les zones urbaines, on peut opter pour un barbecue à gaz qui ne menace pas la végétation sèche.

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