25 juillet 2022
Les bleus du relais du mile (Polinari, Folorunso, Troiani, Mangione) ont couru en 3:26.45, le troisième italien de tous les temps. Deux records du monde : Duplantis vole jusqu’à 6h21 aux enchères, le Nigérian Amusan parcourt plus de 100 heures en 12h12
L’Italie conclut la Coupe du monde américaine avec la septième place du relais 4×400 : Anna Polinari, Ayomide Folorunso, Virginia Troiani et Alice Mangione courent en 3:26.45, le temps de la troisième performance italienne absolue. Un quatuor du mile n’a jamais été aussi élevé en Coupe du monde. Deux records du monde lors de la dernière journée : le Suédois Armand « Mondo » Duplantis grimpe à 6,21 aux enchères, dépassant d’un centimètre la limite précédente, qu’il avait lui-même fixée à Belgrade en mars de cette année ; Le Nigérian Tobi Amusan étonne au 100h, court en demi-finale en 12.12 (+0.9), huit centimes de mieux que l’Américaine Kendra Harrison en juillet 2016. En finale, encore un beau contre-la-montre pour le Nigérian, or en 12.06, mais temps atteint avec un vent au-delà de la limite (+2,5).
4×400 Femmes – Finale – La Coupe du monde italienne s’achève sur la septième place des filles au relais du mile (Anna Polinari, Ayomide Folorunso, Virginia Troiani, Alice Mangione), soit le meilleur classement jamais réalisé en Coupe du monde dans cette spécialité. Son 3: 26,45 n’est pas loin du record italien de tous les temps, le 3: 25,16 réalisé aux Jeux de Rio, et la place au troisième rang de la liste italienne de tous les temps. Un résultat d’une valeur technique considérable, complété par de précieux temps partiels (Polinari 52.46, Folorunso 50.77, Troiani 52.37, Mangione 50.85). L’or revient aux États-Unis en 3: 17,79, huitième performance mondiale de tous les temps, avec une superbe répartition de 47,91 attribuée à Sydney McLaughlin. L’argent à la Jamaïque (3:20.74), le bronze à la Grande-Bretagne (3:22.64).
Record du monde d’amusement… – L’après-midi commence par une nouvelle sensationnelle : le record du monde des 100 heures, signé en demi-finale par le Nigérian Tobi Amusan (quatrième à la fois aux Jeux de Tokyo et à la Coupe du monde de Doha 2019) a réussi à terminer sa course en une, voire à augmenter un sensationnel 12h12 (vent +0,9), huit centièmes de moins que le 12h20 réalisé par l’Américaine Kendra Harrison le 22 juillet 2016 à Londres. Et Harrison termine deuxième en 12h27, un temps crucial mais pas suffisant pour que l’Amusan déchaîne quoi que ce soit. En finale, l’Amusan se répète, il va définitivement au-delà, franchissant la ligne d’arrivée dans un 12.06 irréel, mais le vent hors norme ne lui laisse (pour ainsi dire) que la joie du titre mondial. Elles sont suivies de la Jamaïcaine Britany Anderson (12.23, argent) et de la championne olympique Jasmine Camacho-Quinn (Porto Rico, même temps qu’Anderson mais battue de cinq millièmes de seconde).
… et Mondo Duplantis ne fait pas exception – Le record du monde de Duplantis pourrait-il manquer au scénario parfait de la Coupe du monde américaine ? Évidemment pas. Et bien sûr, la Suédoise, qui vient de terminer la dernière course (le relais 4×400 féminin), grimpe à 6,21, soit un centimètre au-dessus de la limite fixée le 20 mars à la Stark Arena de Belgrade. C’est la joie générale pour ce garçon d’origine américaine (et de tous les jours) qui se passe de records avec la régularité introduite par le maître Sergey Bubka. L’argent revient au cou de Chris Nilsen (USA, 5,94), tandis que le brozno revient au Philippin Ernest Obiena (même taille que Nilsen).
Parmi les rares championnes olympiques qui se répètent un an plus tard en remportant le Championnat du monde, le profil de l’Allemande Malaika Mihambo se démarque, or avec un saut à 7,12 (+1,0) et un autre valable à 7,09. Mais avant que l’Allemande ne retrouve ses standards habituels, un frisson : deux sans-faute au départ et un troisième saut à 6,98 qui remet les choses en ordre avant de marquer l’arrivée au-delà de la ligne idéale des 7m. L’argent pour la Nigériane Ese Brume (7,02) et le bronze pour la Brésilienne (surprise) Leticia Oro Melo, la barre passant à 6,89. Kevin Mayer fait enfin sourire la France. Le recordman du monde remporte le deuxième titre mondial de sa carrière, le premier laurier transalpin de l’épreuve, avec la bagatelle de 8816 points, bénéficiant également de la blessure subie hier par le champion olympique de la spécialité, le Canadien Damian Warner. Ces temps et mesures du nouveau champion : 10.62 ; 7,54 ; 14,98 ; 2,05 ; 49,40 ; 13,92 ; 49,44 ; 5,40 ; 70,31 ; 4:41.44. L’argent pour l’autre Canadien en course, Pierce Lepage (8701), le bronze pour l’Américain Zachary Zimiek (8676).
Après la déception subie – pour ainsi dire – au 1500m, perdue face au wightman britannique, vient la reprise de Jakob Ingebrigtsen au 5000m, où il remporte l’or avec 13:09.24 et un dernier tour de 54 secondes. L’argent pour le Kenyan de 21 ans Jacob Krop et le bronze pour l’Ougandais de 20 ans d’Italie Oscar Chelimo. Ceux qui pensaient – en fait, un grand nombre – qu’Athing Mu pouvait achever ses adversaires dans la finale du 800 m à volonté auront changé d’avis après l’avoir vu. Car l’Américain a gagné, mais a dû transpirer les fameux sept maillots pour s’imposer face au Britannique Keely Hodgkinson. Au final, il n’y a que huit centièmes de seconde entre les deux (1:56.30 pour le Mu, record du monde 2022, 1:56.38 pour Hodgkinson) et une interminable dernière ligne droite, dans laquelle le Mu a coupablement laissé l’intérieur « ouvert » s’engageant presque à l’extrême à être le premier à franchir la ligne d’arrivée. Bronze kenyane Mary Moraa, 1:56:71; A noter : Les cinq premiers courent en moins de 1h58 (!). Or du relais 4×400 hommes aux États-Unis (Godwin, Norman, Deadmon, Allison) en 2:56.17. Michael Norman marque un excellent 43,64, Bryce Deadmon 43,82. La Jamaïque (2:58.58) et la Belgique (2:58.72) se partagent les places restantes sur le podium.
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BIO 60 BLUES DE L’OREGON 2022 (PDF)
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