Portada » Enquêtes contre la ‘Ndrangheta à Milan et en Lombardie : 2 nouvelles arrestations

Enquêtes contre la ‘Ndrangheta à Milan et en Lombardie : 2 nouvelles arrestations

by Javier Tejera

Deux autres personnes arrêtées et perquisitionnées entre Côme, Varèse et Reggio Calabria. C’est le résultat de l’enquête sur la présence de la ‘Ndrangheta en Lombardie, dont Milan, le vendredi 13 mai. La police d’État et la police financière, coordonnées par la direction anti-mafia du district du parquet de Milan, ont arrêté deux hommes accusés à divers titres d’association mafieuse, de complicité, de fraude fiscale, de faillite, de faux enregistrement et de possession illégale d’armes , aggravé par la méthode mafieuse.

L’affaire et les coups que la prison gère

Des deux arrêtés par l’unité mobile de Milan dirigée par Marco Calì et la police économique et financière de Côme, le premier, Bartolomeo Iaconis, 64 ans et originaire de Giffone (Reggio Calabria), est déjà en prison car il a été condamné à une condamnation définitive pour association mafieuse pour son rôle de « chef d’entreprise » du « groupe local » (la structure de coordination de la « ndrine) de Fino Mornasco (Côme). Sa position avait été exposée pendant l’Opération La Nuit des Fleurs de San Vito; il a ensuite été condamné à la réclusion à perpétuité, deuxième degré, pour avoir incité au meurtre de Franco Mancuso en 2008 à Côme. L’homme de 64 ans est accusé d’avoir dirigé ses affaires pendant sa détention en donnant des ordres à ses hommes, notamment en battant brutalement un homme qui lui devait de l’argent.

En outre, le Calabrais est accusé d’avoir été l’administrateur de fait de nombreuses opérations commerciales enregistrées fictivement pour des tiers par l’intermédiaire de délégués syndicaux et d’avoir contracté des emprunts usuraires. Enfin, les enquêtes ont également révélé comment elle avait amassé de manière inappropriée de grosses sommes d’argent grâce à la criminalité fiscale et économique pour répondre aux besoins de son organisation, y compris l’incarcération.

Enterre l’argent dans les écuries

Le deuxième arrêté, un homme de 44 ans originaire de Catane mais basé à Côme, est accusé d’avoir apporté un soutien logistique à l’association mafieuse, d’avoir participé aux fouilles et d’avoir fourni les outils pour les mener à bien afin de récupérer 55 mille euros cachés dans une école d’équitation dans la région de Côme. Ce dernier, attribuable à l’association, a été confisqué.

Les deux arrestations ont été opérées grâce à la signature du juge d’instruction milanais et à la demande du Dda du parquet, qui faisait suite aux résultats de l’enquête complexe qui avait déjà abouti à l’arrestation de 54 personnes en novembre 2021. Les accusations comprenaient les mêmes crimes ainsi que l’extorsion, le recel, le blanchiment d’argent et la corruption. Les enquêteurs s’étaient concentrés sur les activités des familles ‘Ndrangheta à Milan, Côme et Varèse et leurs projections en Suisse.

L’étude de la ‘Ndrangheta en Lombardie

Les enquêteurs ont documenté des années d’histoire criminelle dans la région de Lombardie et photographié trois périodes historiques avec autant de modes d’action. Dans le premier, entre 2007 et 2010, les ‘Ndranghetistes ont principalement pratiqué l’extorsion contre les entrepreneurs locaux ; dans le second, entre 2010 et 2019, s’est ajouté le contrôle et la gestion économique de contrats hautement rentables de services de nettoyage de grandes entreprises à l’extorsion, obtenus grâce à la collusion d’un entrepreneur, propriétaire formel de coopératives opérant aux États-Unis. Secteur avec qu’un stratagème de fraude articulé a été conçu et mis en œuvre afin d’échapper au fisc tout en finançant l’association mafieuse ; dans le troisième, de 2018 à nos jours, l’extorsion des petits et moyens entrepreneurs mais aussi des citoyens ordinaires a repris, puisqu’après quelques arrestations le système frauduleux avait été partiellement démantelé.

Outre les activités liées au tissu économique lombard et à l’entrepreneuriat, les activités plus « traditionnelles » comme le trafic de drogue visant à étendre la Suisse ne manquaient pas. Le canton de Saint-Gall notamment était devenu une véritable base logistique pour une partie des suspects qui y résidaient en permanence. Afin de découvrir cette vente, une équipe d’enquête conjointe a été constituée entre l’autorité judiciaire italienne et le ministère d’État de la Confédération pour la Suisse.


Related Videos

Leave a Comment