L’attaquant de Salernitana se dit : « A 12 ans, je ne vais pas essayer Saint-Etienne parce que la voiture de mon père est tombée en panne. Puis Reims.
« Toujours croire ». Boulaye Dia il n’a jamais cessé de le faire. Comme il se raconte dans les micros de SportWeek, en deux mots simples, il l’appellerait l’histoire de sa vie. L’attaquant français d’origine sénégalaise de 25 ans a déjà prouvé qu’il pouvait être décisif avec 3 buts et 2 passes décisives en 5 matches de Serie A depuis son arrivée. Salerne grâce à son talent.
L’histoire de Dia est étroitement liée au football dans les rues d’Oyonnax sous les Alpes, le pays où il est né et a passé son enfance :
« Mes frères ont joué dans les rues du quartier et je les ai suivis. Je n’ai pas encouragé une équipe parce que nous n’avions pas de télévision pour regarder les matchs. Quand j’étais petit, je n’avais même pas d’idole. Plus tard, j’ai admiré Ronaldinho.
A 12 ans, sa vie pourrait basculer lorsque les dénicheurs de talents stéphanois débarqueront dans son pays.
« Souvent des observateurs de ce club et de Lyon venaient à Oyonnax. Un jour je reçois une invitation de Saint-Etienne pour passer une audition. Papa me propose de m’accompagner. Nous ne sommes jamais arrivés à destination : la voiture est tombée en panne au péage » Nous payions le péage lorsque le moteur a commencé à faire un bruit étrange. Papa s’arrête, appelle la dépanneuse. Nous avons pris un taxi pour rentrer chez nous. J’ai dormi tout le trajet. Quand je suis arrivé là-bas, je me suis enfui pour jouer avec mes amis. » À cet âge-là, on ne pense pas à la malchance, aux occasions manquées ou quoi que ce soit du genre… Je me suis dit : ‘C’est la vie’ et j’ai recommencé ma vie« .
Le train vers une carrière professionnelle passe une seconde fois, mais Boulaye Dia échoue à nouveau.
« Un autre appel arrive, cette fois de Lyon. Ils m’invitent à m’entraîner avec leurs garçons tous les premiers mercredis du mois. Je marche, je marque beaucoup de buts, mais je suis petit, je ne grandis pas. A 15 ans, je était le plus petit de tous : Lyon, même lui ne pensait pas que j’avais l’âge que j’ai dit je ne me l’expliquais pas : aujourd’hui un de mes frères mesure 194 centimètres, les autres mesurent environ un mètre cinquante, le fait est que vous congédie-moi. Deux ans plus tard, je commence à me lever ».
« J’ai obtenu mon diplôme d’électricien à 18 ans. Je fais quelques travaux même s’il me manque un autre diplôme pour m’appeler un vrai électricien. Je travaille aussi dans une usine automobile : je fais de la sérigraphie sur les châssis. J’ai pensé que je mettrais l’argent de côté et que j’essaierais de redevenir pro dans quelques années. J’ai joué dans la septième ligue : si j’avais atteint la quatrième, j’étais sûr que je serais allé encore plus haut.
L’occasion s’est présentée il y a cinq ans avec une autre audition, cette fois même au Pays de Galles.
« Certains procureurs français ont organisé un groupe de garçons de mon âge, dans la vingtaine, et les ont emmenés au Pays de Galles où ils avaient des liens avec certains clubs. L’audition s’est bien passée cette fois, mais ce qu’ils m’ont proposé financièrement n’a pas suffi à me convaincre de quitter la France ».
Le retour à la maison coïncide avec un premier appel téléphonique.
« J’arrive en quatrième division comme je me l’étais promis et il m’appelle Reims, qui m’a déjà suivi à Lyon. En mars 2018, ils m’ont demandé si je serais intéressé à leur rendre visite. Je réponds : D’abord je finirai le championnat dans le Jura Sud, après on parlera ».
« Avec Reims, je joue des matchs amicaux d’été, puis ils me transfèrent dans la deuxième équipe où je marque 3 buts en 6 matchs et en octobre, je serai rappelé dans la première équipe. »
Leurs débuts en Ligue 1 auront lieu le 20 octobre face à Angers.
« Je regarde le stade : je n’en ai jamais vu un aussi grand avec toutes ces lumières. Ensuite, je pense à ma famille qui me regarde à la télé. Et c’est tout parce que je devais me concentrer sur le match, sinon je risquais qu’il ne le fasse même pas. » remarquer. » ce qui se passait autour de moi ».
L’interview se termine par la blague de Dia sur son passé d’électricien. Que se passe-t-il si un ami m’appelle à propos d’un problème d’éclairage à la maison ? Dia révèle un arrière-plan
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« (Il rit et tapote fort sa jambe, ndlr). C’est vraiment arrivé à Reims. Un jour un ami m’appelle : Boulaye, l’électricité de ma maison ne marche pas. Je lui demande quel est le problème, je lui explique lui par fil et par signes comment le résoudre et lui : je ne le crois pas, tu te trompes appelle un électricien qui confirme tout ce que je lui ai déjà dit donc s’il m’appelait maintenant, je lui répondrais : ah, non, non, pardon moi, mais je ne me souviens de rien ! ».

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