« Différent de Milan ! Turin gagne face à Cuneo, Biella, Nice, Lyon. Et sur les vallées alpines qui l’entourent, la seule ville d’Europe. Suse et Ivrée, Pinerolo et Saluzzo. Une ville alpine. Réel et en action. Ce qui devait être le cas aux Jeux olympiques de 2006, mais les maires de Turin ne l’ont pas compris, ils n’ont jamais voulu le comprendre.
Laxisme politique et distance aux enjeux de la modernité et des transformations écologiques. Et au lieu de cela, aujourd’hui, c’est un voyage précieux et crucial. Un pacte avec les vallées sur les transports, les infrastructures, les services, l’utilisation des ressources naturelles, les enjeux énergétiques et environnementaux.
Turin doit avoir un vrai nœud nord-ouest, ferroviaire et routier, ce qui est impossible aujourd’hui avec les vetos. Elle doit avoir des services connexes et des échanges d’atouts naturels avec les vallées.
Les Alpes ne sont pas une conséquence logique de Turin, elles ne sont pas seulement un « paysage » comme aimait à le dire un maire de Turin.
De plus, Milan s’intéresse au Nord-Est, le triangle avec Varèse, Bologne, Vérone, Trévise. Une grande ville de la vallée du Pô qui exclut pratiquement Turin. Également coupé du troisième passage à niveau et de la porte logistique de l’Europe du Sud-Est à Gênes.
Cher Carlo Ratti, le regard de Turin doit être dirigé vers le haut. Nice est la métropole par excellence et Lyon a su faire peau neuve en dix ans. Avec de vraies unions, dans leurs métropoles, avec les territoires. Nous ne l’avons pas fait, par timidité, par illusion, car au lieu de cela les territoires ont demandé ce pacte, les Alpes ont dit avec les maires : « Turin, travaillons ensemble » et Turin a timidement mis en place un service de métromontanité qui doit désormais fonction.
L’Ecole Polytechnique et l’Université en sont bien conscientes, on pense à Antonio De Rossi avec l’Institut d’Architecture de Montagne, les recteurs en dialogue avec les universités européennes de montagne, mais aussi l’Université des Sciences Gastronomiques, qui fait office de hub pour la territoires.
Le mythe MI-TO est déjà assez entaché. L’Uncem voit le pacte entre Turin et les territoires opposés à la France, Savone et Nice, Lyon et Grenoble selon le beau et stratégique traité du Quirinal. C’est ce que nous défendons. Mais maintenant, quelqu’un doit se réveiller, surtout les maires des capitales de Turin. Milan n’est pas le point d’atterrissage.

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