L’«affaire Berset» – rappelons que le Conseil fédéral n’est pas en cours d’enquête – continue de faire sensation à Berne. Le ministre de l’Intérieur n’a pas encore clarifié le récit de la fuite de son département vers le groupe Ringier pendant la pandémie, alors que Blick a réussi à publier de multiples avancées sur les mesures décidées à l’époque par le gouvernement.
L’église et le mot « démission »
Il a réitéré son intention d’attendre les conclusions de l’enquête pénale et les auditions des commissions administratives parlementaires prévues la semaine prochaine. Mais tous les partis dont le pouls a été pris par Telegiornale della RSI ne le voient pas ainsi : « La solution juridique prendrait trop d’années, aujourd’hui nous avons un problème politique », a déclaré le président de l’UDC Marco Chiesa, « nous en avons besoin ». les rumeurs lues dans la presse sont vraies. Si tel était le cas, nous aurions un problème institutionnel, on pourrait même dire un scandale institutionnel, qui pourrait avoir des conséquences pour un Conseil fédéral. Si l’on ne croit pas qu’il ne savait pas, alors « nous avons une crise institutionnelle » et la démission « ne devrait pas être exigée, il devrait juste la donner ».
Sommaruga : « L’UDC veut tuer Berset »
La position du Conseil des États socialiste Carlo Sommaruga est à l’opposé : « La commission administrative, à laquelle j’appartiens, décidera lundi ou mardi si une enquête parallèle de nature politique sera menée », ce qui aurait pourtant limites parce que « nous avons besoin » des informations, issues de la procédure pénale, pour bien comprendre la situation. Et il dénonce la « volonté politique » démocentrique de « tuer » Alain Berset.
Binder Keller : « Une affaire sérieuse », la direction doit « enquêter »
« La direction peut mener ses investigations en parallèle des enquêtes pénales », plaide Marianne Binder-Keller au nom de l’Alliance du Centre. La violation du secret de fonction est « une affaire grave », mais « si on dit que la direction doit faire ses vérifications, on ne peut pas non plus exiger la démission de Berset ».
Caroni : « C’est impossible qu’il ne le sache pas »
Andrea Caroni, vice-président du PLR, prône également une voie parallèle, selon laquelle les collègues du gouvernement de Berset devraient d’abord lui demander comment il a géré sa communication. En tout cas, selon Caroni, il était « invraisemblable » « qu’un chef de service ne sache pas ce que faisait son employé le plus proche », en l’occurrence Peter Lauener, qui avait transmis l’information confidentielle.

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