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Un musulman tue un catholique blanc, mais vous ne pouvez pas dire

by León Paz

Le 27 mai, un câble deAgence France Presse annoncé la mort d’une « personne grièvement blessée parce qu’il a été poignardé devant l’école de ses enfants, à Marseille ». L’AFP a déclaré que la victime était un médecin militaire, que l’agresseur était « de nationalité française » et qu’il semblait avoir agi « au nom de Dieu », ajoutant que « l’hypothèse terroriste avait été écartée par les enquêteurs » et que « le homme, qu’il ne souffrait que de troubles mentaux ». Y compris le message de condoléances du ministre des Armées et du maire de Marseille, l’agence avait utilisé 225 mots pour décrire le meurtre. Quelques jours plus tard, toujours leAFP a raconté une lutte entre les cigognes et les émotions intenses que la chose avait suscitées sur les réseaux sociaux. 352 mots ont été consacrés au meurtre de la cigogne. Une cigogne fait plus la une des journaux qu’un père assassiné au nom d’Allah.

Le silence des médias français

En effet, si Alban Gervaise est un nom qui ne vous dit rien, c’est parce que, comme Samuel Paty, Jacques Hamel ou Arnaud Beltrame, il est ce médecin militaire il fait partie des trop nombreuses victimes du terrorisme islamiste qui dévaste l’Europe, et surtout la France, mais dont on ne peut pas parler, il ne faut pas parler. A tel point que les médias français n’ont pas voulu divulguer les détails de ce qu’est le terrorisme islamiste. Gervaise était un médecin de quarante ans qui allait récupérer deux de ses trois enfants – un trois et les sept autres – à l’école privée catholique de Sévigné à Marseille. Il attendait, assis sur un banc, quand soudain Mohamed L., 23 ans, s’est mis à le poignarder à la poitrine en criant « Allahu Akbar ».

La victime : un catholique blanc

Alban Gervaise était coupable d’être un catholique blanc Dans une ville où les catholiques voient de moins en moins l’islamisation qui prévaut. Et il a également dû payer pour être poignardé en pleine campagne pour les parlements français : c’est pourquoi l’affaire a été dissimulée et une couverture de silence a été étendue des médias à la politique. Une nouvelle agression islamique aurait perturbé trop de récits et peut-être affecté certains votes. Dix coups de couteau à la poitrine et au couMourir devant des enfants et ses propres enfants parce que Mahomet le veut n’est pas nouveau pour la France de Macron.

Le tueur : immigrants de deuxième génération

Mohamed L., 23 ans, né à Brignoles (Provence-Alpes-Côte d’Azur), immigrés de deuxième génération, et qu’il avait trouvé un moyen de se radicaliser en France était déjà connu de la police, mais pas du service de renseignement territorial. Et quand Mohamed a poignardé le médecin militaire, il n’a pas hésité à dire à tout le monde qu’il agissait au nom d’Allah et ne voulait punir que les « infidèles ». Ni gros titres, ni premières pages, ni conférences de presse, ni visites d’État pour un catholique tué par un musulman. A l’exception notable de L’Union, le journal de l’Ardenne, qui a publié le 31 mai un éditorial intitulé « Alban Gervaise, un nom qui ne vous dit rien », indigné par le traitement médiatique du meurtre. De même Le figaro Il a essayé de travailler sur l’affaire, mais quand la politique ignore plutôt qu’elle ne condamne, il est normal que le message s’évanouisse dans un amen. « J’aimerais comprendre pourquoi le meurtre barbare de notre confrère Alban Gervaise a si peu retenu l’attention de la presse », raconte un officier supérieur de l’armée parisienne. « Pourquoi était-il soldat ? Idéologie ou déni de réalité ? Nous nous posons la même question. Et nous voulons une réponse, car ce silence médiatique est comme une seconde mort. »

Terrorisme islamique, pas de condamnation

Nur Julien Dray, ancien député socialiste qui vient de lancer son mouvement, réinventer!, a osé le dire en public « On voulait cacher des choses », et s’est demandé si ce type d’attitude dépendait « de la presse locale, qui n’a pas voulu donner les premiers éléments dont elle disposait, ou des autorités et de la justice, qui ont épargné les détails ». Même le fait que des enfants aient été témoins du massacre de leur père n’a pas ému la France. Fini le temps où, face à de tels drames, un président de la République recevait systématiquement les familles des victimes à l’Elysée pour leur témoigner sa sympathie et sa solidarité nationale. L’époque de la condamnation pure et simple du terrorisme islamiste est révolue.

44 000 victimes de coups de couteau

Après les drames sanglants de l’affaire Mehra, Charlie Hebdo et la boutique casher de la Porte de Vincennes, du Bataclan, de Nice, de Saint-Etienne de Rouvray et bien d’autres, le phénomène que nous vivons n’est pas simplement une banalisation du mal, mais de l’islamisme. Selon l’étude 2020 de l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP), entre 2015 et 2017 44 000 victimes de coups de couteau, soit plus de 120 par jour : une épidémie de crimes au couteau importés de Grande-Bretagne dont les musulmans sont les protagonistes. La France compte plus de 250 victimes depuis dix ans terrorisme islamique. Et que l’assassinat du médecin catholique ne relève pas du terrorisme, c’est parce que les critères des médias et de la politique intérieure sont ineptes – ou refusent ! – d’encadrer la réalité des faits.

Toutes les études sur le djihadisme européen ont montré qu’il importe peu qu’un acronyme existe ou non. Ce mode opératoire Pensé à Al-Qaïda et un peu plus étranger à Daech, il œuvre à la radicalisation en se concentrant sur les prisons et les centres islamiques. En liant imams, jihadistes fidèles et déjà entraînés, le prosélytisme s’exerce pour islamiser l’Occident, qu’il s’agit de purifier des « infidèles », chrétiens et blancs. La menace a changé avec le tempsparce qu’on est passé des attentats relativement complexes et spectaculaires d’il y a quelques années à des méthodes beaucoup moins sophistiquées (attaques au couteau, à la voiture, au bélier, incendies), qui sont aussi beaucoup plus difficiles à prévenir pour les forces de sécurité.

Djihad radicalisé

Les soi-disant « attentats de faible capacité », les engins explosifs improvisés (EEI), les attentats avec des véhicules loués ou volés, les camionnettes, les crimes au couteau et les attentats avec des armes légères en général sont la conséquence logique d’un théorème qui explique qu’il importe peu que le « califat » en forme ou non : La foi djihadiste s’est tellement radicalisée en Occident que les individus et les petites cellules sont prêts à frapper sans coordination avec la cellule mère. Islamqui en soi a déjà le caractère d’un projet politique, il n’a pas le pouvoir de négocier au nom de l’ensemble de la communauté religieuseainsi ses disciples agissent librement au nom d’un idéal auquel ils sont élevés depuis l’enfance.

Le terrorisme islamique est hybride. Et leurs petites cellules, comme les événements français récents, montrent qu’ils connaissent intimement le terrain sur lequel ils opèrent : ils recourent à la stratégie de raid, se déplaçant en petits groupes et utilisant des armes légères pour frapper et battre en retraite instantanément, sans permettre une réponse efficace et sans se transformer en une cible statique. Souvent, ces actions peuvent sembler désorganisées et retenues, mais elles sont le résultat d’une stratégie plus complexe visant à affaiblir l’emprise du gouvernement sur la population. Le meurtre du médecin catholique n’est pas une preuve : si les médias et la politique s’avèrent impuissants, par ex. Victimes d’une attitude politiquement correcte qui impose le silencequi aura peur de tuer à nouveau au nom d’Allah et de ne pas se sentir vainqueur de l’Europe ?

L’Europe en danger

Quatre des dix combattants solitaires qui ont travaillé dans l’UE au cours des deux dernières années possédaient la citoyenneté européenne. Cinq d’entre eux sont entrés dans l’UE en tant que demandeurs d’asile ou migrants en situation irrégulière ; quatre cas concernaient des personnes qui étaient entrées dans l’UE plusieurs années avant que leur agression ne soit perpétrée. Cela montre la nécessité d’une plus grande maîtrise des flux migratoires, mais aussi d’une Propagation de la menace jihadiste en Europe: En 2020, 10 attentats terroristes ont été perpétrés dans l’Union européenne (sans compter ceux qui ont été déjoués et/ou ratés), faisant au total 12 morts et 47 blessés. Ce qui s’est passé à Marseille est dramatique et regrettable. Principalement à cause du silence qui a occulté les faits. Mais il est difficile d’être trop surpris.

Depuis 2005, la banlieue parisienne fait la une des journaux du monde entier : grands quartiers de banlieue à forte population musulmane, beaucoup d’entre eux radicalisés, se multipliant en nombre et en densité. Pour illustrer cela, pensez à la banlieue de Saint-Denis, le repaire des terroristes du 13 novembre 2015.

Sur les quelque 850 000 habitants de Marseille, 45 % des citoyens de moins de 30 ans sont musulmans, et les prévisions pour les 40 prochaines années sont dramatiques. C’est la ville avec la plus forte proportion de musulmans de toute la France. Avec de nombreux problèmes de chômage des jeunes et de pauvreté, selon certaines statistiques, Marseille pourrait devenir la première ville à majorité musulmane d’Europe occidentale. Alors comment ne peut-il pas arriver qu’un catholique blanc ne dérange pas un croyant en Allah ? Mais comment se fait-il que personne n’en parle, c’est peut-être encore plus troublant.

Lorenza Formicola, 17 juin 2022

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