Maintenant, il y a des problèmes. Ou en tout cas, tout sera encore plus compliqué. Ce match nul difficile de l’Olimpico (1-1) avec la Suisse, aggravé par le penalty manqué de Serginho en fin de rencontre (le troisième d’affilée manqué par les Bleus avec l’équipe nationale !), nous oblige à nous rendre à Belfast lundi avec un obligation de gagner. Et surtout, battre l’Irlande du Nord par le plus de buts possible, ce qui n’est pas facile étant donné que l’Italie a fait d’énormes efforts ces derniers temps. Nous avons également tort en ce qui concerne les pénalités. Continuer à se dire que nous sommes champions d’Europe ne suffit pas. Les nuits électrisantes à Wembley cet automne de mécontentement ne sont plus qu’un vague souvenir. Lors des huit derniers matchs, les Azzurri n’ont gagné que deux fois. On ne gagne pas parce qu’on ne marque pas. Et on ne marque pas parce qu’on joue mal. Nous sommes lents et débordés. Maladroit et imprécis. Et pas très réactif non plus, tant physiquement que mentalement. C’est peut-être humain, beaucoup de joueurs ont eu un été fou, presque irremplaçable.
Une première mi-temps à oublier
Au final, avec les Suisses, ce penalty jeté dans les étoiles aurait également pu mettre fin au match, nous valant une réservation sécurisée pour la Coupe du monde au Qatar. Mais en première mi-temps, les Azzurri étaient gênés. Toujours en sourdine, jamais d’un coup. Dans les vingt premières minutes, chaque relance des Suisses à notre droite était un coup de poignard. Et pas seulement pour le but de Widmer à 12′ (une frappe du bord de surface qui draine Donnarumma). En effet, trois minutes plus tard, toujours sur son côté droit, Okafor semait la panique et terminait légèrement sur le côté. Pour égaliser le match (à deux pas de Sommer après une occasion sensationnelle de Barella), il a fallu un coup franc d’Insigne, dévié par Di Lorenzo sur une sortie maladroite du gardien suisse, pour une fois pas propre non plus. .
Deux changements efficaces…
Mais le tirage au sort n’a pas beaucoup aidé non plus. Le véritable changement de rythme est venu après une heure, en seconde période, lorsque Mancini a finalement éliminé l’insaisissable Belotti et le décontenancé Locatelli. Avec l’arrivée de Berardi et Tonali, avec l’attaque de l’église au centre, quelque chose a finalement changé. L’Italie a gagné le terrain en mettant la pression sur l’adversaire : et enfin on a vu quelque chose de l’équipe nationale qu’on connaît.
… mais ils n’ont pas suffi
Des passes plus rapides, des actions verticales, un pressing constant qui nous a permis de marquer plusieurs buts pour Sommer. Calabria et Raspadori, prenant la place d’Emerson et Insigne, ont également ajouté plus de punch. Même le départ de Barella (trop électrique) pour Cristante nous a relancé. Mais les changements n’ont pas suffi. Tout comme les flashs de Berardi n’ont pas suffi, le seul vraiment capable de tirer le meilleur parti de ses dribbles. Le penalty accordé par l’arbitre à Taylor après l’intervention du Var est justement né d’un raid de l’Emilien qui frappe mal après nous avoir emmené au paradis au Championnat d’Europe.
Toujours comme à Bâle, Serginho a raté le penalty en lançant le ballon par-dessus la barre. Une douche froide pour les 57 000 spectateurs de l’Olimpico, qui attendaient déjà avec impatience la victoire des Azzurri une minute avant la 90e. Ce n’est pas juste de jeter la croix sur un joueur qui a beaucoup donné à l’équipe nationale, même s’il est trop courageux, mais un peu de prudence de la part du banc n’aurait pas fait de mal. « C’est lui le tireur de penalty, c’est juste que c’est faux », a répondu Mancini afin de réduire l’épisode, qui pèsera pourtant lourd lundi prochain lorsque l’Italie devra affronter les Irlandais. Le problème est le suivant : l’Italie et la Suisse sont en tête du groupe C avec le même nombre de points (15 points). Et les Azzurri ont une différence de buts favorable de deux buts. Sauf que les Suisses qui traversent la Bulgarie auront la tâche plus facile.

« Jugador. Introvertido. Solucionador de problemas. Creador. Pensador. Evangelista de la comida de toda la vida. Defensor del alcohol ».

