En raison de la sécheresse et de la canicule, les mortalités de poissons dans les rivières suisses prennent des proportions historiques, et les cantons du Plateau suisse en particulier signalent régulièrement les bas-fonds dans les eaux de leur région. Dans le même temps, la crainte d’une fatalité augmente comparable à celle de 2003, qui touchait tout le pays, alors que celle de 2018 était plus locale.
« En ce moment, la situation est très mauvaise, les poissons qui ont besoin de froid, comme la truite et l’ombre, souffrent beaucoup », explique David Bittner, directeur de l’Association suisse des pêcheurs, tandis que le président central Roberto Zanetti n’hésite pas à s’exprimer sur le sujet de « catastrophe ». D’un seul coup, les bénéfices du travail des entreprises de pêche locales sont perdus.
Au Tessin, le problème était déjà d’actualité mi-juillet : la photo montre une intervention sur la rivière Breggia (clé de voûte)
Pour les deux espèces citées, une température de l’eau à 20 degrés est déjà synonyme de stress, à 23 (le seuil est déjà atteint), la situation est critique et à 25, la survie est menacée. Le FSP y voit donc une urgence à agir : il appelle les politiques à limiter les prélèvements d’eau et à protéger les habitats qui servent de refuge aux poissons frileux. En particulier, le doigt est pointé sur la production d’électricité d’origine hydraulique, qui doit garantir des rejets minimaux.
Les pressions de certains milieux pour une plus grande exploitation pour lutter contre la crise énergétique sont stigmatisées : les gains économiques à court terme ne compenseraient pas les dommages irréversibles à l’environnement.
Mais la population peut aussi faire sa part pour les poissons suivants un certain nombre de recommandations.

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