Au final, les Ducatis n’ont pas remporté le Mugello (elles sont parties cinq devant tout le monde), mais La victoire de Bagnaia est la nouvelle la plus importante pour la maison bolognaise. Pecco retrouve confiance, constance et même trois positions au classement où il se trouve actuellement il est quatrième avec 41 points de retard sur Quartararo. Le Français a mis un patch aussi gros que sa Yamaha, qui a souffert de la différence de performances sur le circuit rapide du Mugello mais dans les autres secteurs du circuit toscan. Diablo a fait la différence récupérer de précieuses dîmes. Un départ décent l’a immédiatement fait se battre pour les premières places. Il se retrouve à donner un coup de coude à la paire Bezzecchi Mariniavec l’autre surprise Par Giannantonio. Chez les Ducatis, le Français affirme sa classe tandis que Bezzecchi savoure le frisson de mener une course MotoGP (au moins un tiers de la course). Etrange classement, presque gênant pour les hommes du classement, à la poursuite de tous les rookies voire un peu plus (Marini est dans la catégorie reine à sa deuxième saison). « La meilleure course de ma carrière – commenta joyeusement le Français -. J’ai pris un bon départ et j’ai rattrapé ce que je n’avais pas pu faire depuis le début de l’année », mais il n’a pas pu faire grand-chose face à Bagnaia. Pecco était presque parfait: mal parti, neuvième au premier tour, il a cousu en quelques tours avec une rage incroyable. Il n’a lutté qu’avec Di Giannantonio, un grand attaquant, mais au sixième tour, il était deuxième derrière Bezzecchi, dépassant trois tours plus tard. Il a résisté à Quartararo, qui s’était entre-temps débarrassé des autres pilotes Ducati, et a conservé une deuxième avance du poignet. Cela aurait été une fête presque parfaite pour Ducati si Bastianini ne s’était pas écrasé, au quatorzième tour. La Romagne semble y être condamnée une sorte de malédiction : soit il gagne, soit il ne voit pas le podium même pas à distance. Sa course avait commencé par un mauvais départ en montée, l’obligeant à remonter de la douzième place. Comme à son habitude, il s’était mieux repris dans la deuxième partie de course, le podium n’était plus un mirage. Tout inutile. Globalement, Borgo Panigale reste positif (avec confirmation de Bezzecchi et Marini, respectivement cinquième et sixième). Aussi pour Aprilia qu’avec Aleix Espargaró la quatrième troisième place consécutive (plus de nouvelles). Attendre ViñalesA la 12e place, Noale peut être confiant quant à son avenir. Contrairement à la Suzuki qui a terminé le voyage en Toscane avec un double zéro (les deux sont tombés Moi est rincer). Il a été sauvé Marc Marquez, après tout. Une dixième place qui aurait fait scandale il y a deux ans, mais qui prend une toute autre saveur après l’annonce de la quatrième mission. Ce sera son dernier Grand Prix depuis longtemps.

« Aficionado a los viajes. Erudito en Twitter. Escritor. Gurú del café extremo. Fanático del mal de la cultura pop ».
