(par Marzia Apice) (ANSA) – ROME, 28 MARS – MIKHAIL SHISHKIN, POINT D’ÉVASION (21lettere Editore, p. 400, 19,50 euros. Traduction Emanuela Bonacorsi). « Il faut probablement exister en conscience pour devenir réel, mais pas dans sa propre conscience, qui est si peu fiable, sujette au sommeil, par exemple, quand on ne sait même pas si on est vivant ou non, mais dans la conscience d’autrui. Et pas une seule personne. Tout sauf celui qui a besoin de savoir que vous existez. Tu vois, ma Sašen’ka, je sais que tu existes. Et tu sais que j’existe. Et c’est ce qui me fait ici, où tout est bouleversé pour être réel ». Intime et puissant, l’écriture de Mikhail Shishkin est l’auteur de « Punto Escape », publié pour la première fois en Italie par 21letter. Dans le 2010 Écrit et structuré tel un roman épistolaire, Chichkine touche les cordes profondes de l’âme et provoque une réflexion sur les grands thèmes humains, de l’amour à la guerre, plus que jamais d’actualité, Il le fait en proposant au lecteur une œuvre sans proposer un scénario dont la force est construit sur les mots et l’intensité de deux personnages : Volodia et Sashka sont très jeunes et amoureux, c’est un écrivain en herbe obsédé par l’idée de la mort qui se porte volontaire dans la Guerre des Boxers du début du XXe siècle, pour se sentir vivant, et elle est coincée dans une existence consommée sans trop de perspectives dans la monotone province russe. Sashka écrit de chez elle, Volodia du front : la vôtre L’histoire, naïve et englobante comme seuls peuvent l’être les premiers amours, se déroule en lettres qui se succèdent sans forcément se correspondre, et où s’ouvrent des aperçus du quotidien, avec les gestes posés au quotidien par deux hommes, mêlés à des réflexions sur l’amour, la famille, le pouvoir, les désirs, les rêves, le sens de chaque vie. Se dessinant lentement dans une fascinante complexité, les protagonistes sont contraints à une séparation forcée dans le temps et dans l’espace : leur amour est une mémoire vivante, mais il ne peut être la réalité du présent, c’est un sentiment nourri par la pensée. et des sensations qui ont déjà (ou peut-être jamais) été ressenties, et peu importe qu’elles soient réelles ou simplement imaginaires. De même qu’il importe peu que les lettres arrivent à destination : pour Volodia et Sashka c’est le mot qui a son propre pouvoir autonome, qui sert à parler de soi, mais aussi des personnes en relation avec les autres. Seul auteur à avoir remporté les trois premiers prix littéraires russes (Russian Booker Prize, Russian National Best Seller, Grand Book Prize), lauréat du prix Grinzane Cavour 2008, dans Vanishing Point Shishkin va au-delà de la simple histoire d’amour de sa vision du monde et l’humanité. Né et élevé à Moscou et maintenant basé en Suisse, l’auteur est un farouche opposant au régime russe, à tel point qu’en 2013, il a refusé de représenter son pays à l’USA Book Expo précisément à cause de la politique étrangère de Poutine en Crimée : dans ce un livre sa voix de dissident se précise, son attitude critique envers la Russie moderne. L’écrivain se révèle en faisant sonner sa voix comme celle d’un soldat appelé à mener une guerre à laquelle il ne croit pas et dans laquelle il éprouve horreur et non-sens (il est impossible ici d’utiliser l’analogie avec le pour passer à côté de la tragédie ukrainienne ). , mais aussi par la fragilité d’une jeune femme qui éprouve un sentiment d’inadéquation et d’intolérance face à la monotonie et aux tourments d’une vie sans horizons, enfermée dans des banalités. (MAIN).

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