Pontieri au travail sur la crise entre l’Italie et la France suite au durcissement du gouvernement sur les migrants. Le Premier ministre Giorgia Meloni a réitéré la ligne lors de la conférence de presse convoquée jeudi matin pour commenter le décret sur le quartier de l’aide approuvé par le gouvernement. « Les passeurs doivent être isolés, pas l’Italie », lançant un coup de poing à Paris, qui après la chute de l’Ocean Viking a appelé au boycott de l’Italie – disant aux autres États de ne plus accueillir de migrants de notre pays – et a dépêché 500 gendarmes pour sécuriser les frontières de la péninsule.
La ligne officielle de l’exécutif
Officiellement, les positions restent donc éloignées, puisque l’exécutif entend désormais suivre la même stratégie utilisée contre le navire humanitaire Sos Méditerranée : à savoir venir en aide aux plus vulnérables ou nécessitant des soins. Sans accorder de ristournes aux ONG qui enfreignent la loi et contre lesquelles, comme Meloni lui-même l’a souligné en s’adressant aux journalistes après le MDP, le gouvernement est déterminé à adopter une ligne dure et à explorer de nouvelles mesures, à commencer par la confiscation des bateaux et les sanctions contre les armateurs .
Ministre des Affaires étrangères de Paris : « Les méthodes de Meloni sont inacceptables »
Les tensions entre l’Italie et la France, quant à elles, ne semblent pas s’apaiser. Dans une interview au Parisien, la ministre française des Affaires étrangères Catherine Colonna s’est exprimée sur la crise des migrants avec l’Italie. « C’est une très grande déception », a-t-il dit, « l’Italie ne respecte pas le droit international ni le droit de la mer. Le communiqué dans lequel Giorgia Meloni déclare en notre nom que c’est à la France d’accueillir les migrants est en totale contradiction avec ce que nous avons dit. Ces méthodes sont inacceptables. »
La faille s’est ouverte pour réparer la déchirure
Au-delà des déclarations officielles qui semblent créer une distance infranchissable – la ministre française des Affaires européennes Laurence Boone a en revanche évoqué une « relation de confiance » « brisée » entre les deux pays – la diplomatie a déjà quitté le terrain pour tenter de se raccommoder la fissure. Et Meloni elle-même a laissé une brèche en confiant au secrétaire d’État Giovanbattista Fazzolari, l’un des hommes les plus proches du Premier ministre, le soin d’envoyer un signal rassurant à l’autre camp. « Nous n’avons rien contre la France et il n’y a aucun intérêt à faire monter les tensions avec Paris. Il y a des dossiers sur lesquels nous pouvons continuer à travailler ensemble, du plafonnement du prix du gaz au pacte de stabilité. Mais cette histoire pourrait être l’occasion pour l’Europe d’aborder enfin la question des migrants.
Vers un sommet extraordinaire de l’UE
Des propos qui tentent de désamorcer les tensions et qui s’accompagnent d’actions diplomatiques à la fois du ministre des Affaires européennes Raffaele Fitto, qui a rencontré Boone en personne ces derniers jours, et du ministre des Affaires étrangères Antonio Tajani, qui se trouve à Bruxelles pour un Conseil européen et qui a officiellement demandé que l’urgence des migrants soit mise sur la table. Une motion qui semble avoir trouvé un soutien à Bruxelles auprès de la Commission européenne, qui a demandé une réunion extraordinaire des ministres de l’intérieur pour discuter des migrants, comme le confirme la vice-présidente Margaritis Schinas dans une interview à Politico.eu : « Planifier à Bruxelles d’élaborer un d’urgence pour résoudre les tensions croissantes entre les pays de l’UE sur la manière de traiter les demandeurs d’asile secourus en mer ».

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