La semaine dernière, à l’occasion de l’arrivée à Cornaredo del Servette, Lugano a réuni 2098 spectateurs au stade, soit seulement 23 de plus que le record négatif de la saison établi contre Lausanne le 2 octobre. Les tribunes du glorieux stade de Lugano, aujourd’hui en phase finale, semblent être celles d’une équipe en voie de relégation, certainement pas une en lice pour la troisième place et les demi-finalistes de la Coupe de Suisse. Malheureusement, à Lugano, le sujet du public est une épine dans le pied qui n’a pas été enlevée depuis trop longtemps (qui sait si la nouvelle installation peut vraiment donner un coup de pouce substantiel aux fans de la Juventus). Pourtant, il n’y a pas de meilleur moment pour tenter d’inverser la tendance et soutenir un groupe qui accueille Bâle pour un défi dimanche après-midi (météo météo ensoleillée et qui se jouera à 14h15) qui les verra terminer troisièmes du classement vaut . La date de la demi-finale de la Coupe de Suisse est encore dans un mois et demi, donc pour l’instant les satisfactions doivent être trouvées dans le championnat.
Lugano fait sa part et probablement plus. Si l’on analyse les placements des sept dernières saisons, c’est-à-dire depuis que Livio Bordoli et Angelo Renzetti l’ont ramené en Super League, Lugano n’a jamais été aussi haut lors de la 24e journée et, surtout, important avec le même nombre de points. À ce stade de la saison, le meilleur résultat a été une sixième place en 2016-17, avec Paolo Tramezzani à la barre. Pour le reste, trois septièmes et deux huitièmes places, avec un total de points qui n’a dépassé les 30 qu’à deux reprises (31 en 2017-18 et 30 en 2020-21). Comme pour dire que cette année l’équipe de Mattia Croci – Torti a déjà marqué huit points de plus que la meilleure performance.
En effet, l’entraîneur tessinois a pu s’appuyer sur une équipe qu’il connaissait déjà et qui au fil des années a consolidé un esprit d’équipe capable de surmonter des obstacles apparemment insurmontables. Au cours de l’année prochaine, avec des départs importants déjà au calendrier, le groupe va se reconstruire et le dénouement de la campagne d’achat donnera une idée plus précise de la voie que le nouveau propriétaire compte emprunter. Mais avant de penser à l’avenir, c’est le présent qui compte beaucoup et qui a encore beaucoup de réponses à donner. En six matchs de 2022, Lugano a concédé trois victoires et autant de défaites, sans compter le succès à Thoune en quart de finale de la Coupe de Suisse. Le jeu n’a jamais été brillant, mais les résultats sont venus quand même. Et il faut dire qu’ils sont venus principalement avec les équipes qui sont derrière les Bianconeri au classement général. De fait, en trois matches face à Zürich, autant contre les Young Boys et deux contre Bâle, les Bianconeri ont gratté la misère d’un point (1-1 contre Rhein le 12 septembre) avec 18 buts dans la passivité et seulement deux actifs. Un signe clair qu’il manque encore quelque chose d’important pour faire ce saut de qualité qui met Corci-Torti et ses coéquipiers en lice pour la conquête du titre national, un titre qui est l’objectif de Joe Mansueto et que sa direction représente.
Face à Bâle, l’entraîneur de la Juventus sera contraint d’apporter quelques modifications au onze de départ. Le tour de milieu de semaine est sans doute resté dans les pattes d’un effectif qui offre une moyenne d’âge assez importante, fixée à 25 ans pour tous les joueurs mais qui monte à 29 si l’on ne considère que les 11 hommes de l’équipe. Et pensez surtout à Mijat Maric, le doyen d’entre eux (il y en aura 38 fin avril), mais aussi un élément essentiel pour Croci-Torti. Sans surprise, lorsqu’il est entré comme remplaçant sur le banc, lorsqu’il a commenté son effectif idéal, il a parlé de « Maric plus dix de plus ». Au cours des quatre saisons qu’il a passées à Lugano après son retour de Belgique, Maric a vu son incidence augmenter régulièrement. Bien sûr, ce ne sont pas seulement les points qui font d’un joueur un élément essentiel (le charisme et le leadership pèsent également plus), mais le fait est que leur moyenne de points parle d’elle-même. Au cours des 24 matchs cette saison avec Maric sur le terrain, Lugano a en moyenne 2,23 points (12 victoires, 2 nuls et 3 défaites en 17 matchs) et les sept fois où il n’a pas pu jouer est en moyenne à 0,14 points (juste une cravate). Par rapport à la saison dernière, il s’est amélioré de 0,7 point et d’un point net par rapport à 2018-20.
La dernière victoire contre Bâle remonte à un an (le 20 mars) et bien sûr Maric était sur le terrain. Dimanche, Lugano aura l’occasion de donner un autre sens à cette partie de saison et d’attendre les demi-finales de Coupe.

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