La Suisse a demandé à l’Agence internationale de l’énergie atomique de réduire le rôle de son directeur adjoint russe pour assurer « l’indépendance et la crédibilité » de l’organisation.
La conseillère fédérale à l’énergie Simonetta Sommaruga a envoyé une lettre à cet effet au directeur général de l’AIEA, Rafael Grossi, le 1er avril, a annoncé l’Office fédéral de l’énergie, confirmant ainsi une première information du journal « 24 heures ».
Dans la lettre, Grossi est prié de veiller à ce que son adjoint Mikhail Chudakov s’abstienne de tâches liées à la Russie ou à l’Ukraine et ne reçoive plus d’informations confidentielles, a indiqué le journal. L’organisation écologiste Greenpeace avait même appelé au limogeage de Chudakov.
Selon « 24 heures », la lettre du Conseil fédéral se caractérise par le fait que Chudakov a longtemps occupé un poste de direction dans une filiale de Rosatom, l’entreprise publique russe qui joue un rôle important dans l’occupation illégale de l’Ukraine. centrale nucléaire de Zaporijia, la plus grande d’Ukraine, de l’armée russe. Sur le terrain, Rosatom fournit des officiers collaborant avec les troupes de Vladimir Poutine, ajoute le journal.
Simonetta Sommaruga souligne dans sa lettre que la Suisse a toujours un « grand intérêt » pour l’échange d’informations liées à la sûreté entre l’autorité ukrainienne de réglementation nucléaire, le gouvernement ukrainien et l’AIEA « sur la base de la confiance et sans aucune influence politique ». la demande de l’agence de presse AFP l’AIEA n’a pas réagi dans l’immédiat, mais selon « 24 heures » ne voit aucune raison d’accéder à la demande du Conseil fédéral.

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