Portada » Ce ver met en danger l’arboriculture suisse

Ce ver met en danger l’arboriculture suisse

by León Paz

ZURICH

23/03/2022 – 23:000

Il est originaire d’Amérique du Sud et se répand rapidement en Europe.

Il n’a pas d’ennemis naturels et se nourrit de vers de terre. Si ce n’est pas arrêté, il y a un risque que des cultures entières soient mises en danger

ZURICH – Une fois que vous l’avez coupé, les deux côtés survivent indépendamment. Seules l’eau savonneuse, la destruction complète ou le feu peuvent le tuer. Son nom est Obama tungara, il est originaire d’Amérique du Sud et peut mesurer jusqu’à sept centimètres de long. C’est une espèce très envahissante et qui menace gravement la biodiversité.La France a tiré la sonnette d’alarme il y a deux ans après avoir infesté des jardins et des pépinières dans 72 départements du pays. Et il se multiplie à une vitesse vertigineuse : mille par jour et par hectare. Des spécimens ont déjà été trouvés en Suisse (depuis deux ans), en Italie, en Angleterre, en Espagne, au Portugal et en Belgique.

fruiticulture en voie de disparition – Le principal problème de ce ver plat est son régime alimentaire. C’est un prédateur des vers de terre, dont l’existence « est essentielle pour la santé des sols et donc pour l’agriculture », explique Marcel Liner, responsable de la politique agricole et de la protection alpine chez Pro Natura.

« Ce sont les « collaborateurs » les plus importants de toute activité agricole, horticole et forestière, indispensables au maintien d’un sol sain et fertile ». Il est donc très important de prendre soin du ver de terre. « Une propagation à grande échelle du ver plat doit être évitée à tout prix », déclare Liner.

Les vers de terre sont également indispensables à la culture fruitière. « Comme beaucoup d’autres petites créatures, ils jouent un rôle clé dans la fertilité des sols », explique Beatrice Rüttimann, porte-parole de l’association Swissfruit. Si ceux-ci manquaient, la croissance saine des plantes serait altérée. « Et il est possible que la récolte des fruits soit également en danger. »

Extrêmement résistant – Ce ver plat est particulièrement dangereux car il n’a pas d’ennemis naturels ici. « S’ils sont retrouvés, ils doivent être immédiatement détruits pour ne pas qu’ils se propagent et finissent dans d’autres jardins », explique Isabelle Rüegg, porte-parole du service des constructions du canton de Zurich. Selon les connaissances actuelles, l’eau savonneuse ou l’eau chaude est le moyen le plus efficace pour lutter contre une infestation. « Les mesures chimiques comme les pesticides ne sont pas disponibles ou ne sont pas approuvées ou ont trop d’effets secondaires. » Trancher un de ces vers ne le tue pas, au contraire… Deux sont nés.

« Il faut absolument sensibiliser le public », estime le paquebot de Pro Natura. Comment se défendre ? «Évitez d’acheter des plantes de pot et de jardin étrangères. En effet, la sélection d’espèces indigènes empêche l’introduction d’organismes indésirables et favorise les emplois suisses», conclut-il.

Related Videos

Leave a Comment