Portada » Batteries d’iPhone et obsolescence programmée : qu’est-ce que c’est et pourquoi c’est étudié

Batteries d’iPhone et obsolescence programmée : qu’est-ce que c’est et pourquoi c’est étudié

by Reina Escarcega

9 janvier 2018 – 09:08

Au-delà des Alpes, nous étudions si certaines entreprises d’électronique fabriquent leurs produits d’une manière qui nécessite un remplacement à un moment donné. Apple a également été accusé de longue date d’avoir recours à cette pratique née aux États-Unis dans les années 1920.

Il n’y a pas qu’Apple qui est dans la ligne de mire, même si les batteries de Cupertino et d’iPhone sont les plus accrocheuses. Le premier cas de l’histoire, à savoir l’ouverture d’une enquête fondée sur des soupçons selon lesquels certains fabricants d’électronique accélèrent délibérément l’usure de leurs produits, s’est produit en novembre dernier en France. Mais la nouvelle n’a été confirmée que le 28 décembre : après des plaintes de l’association « Arrêtez le programme d’obsolescence »Le parquet de Nanterre (nord-ouest de Paris) a ciblé les quatre sociétés multinationales Epson, Brother, Canon et HP et a transféré l’enquête à la direction générale de la lutte antifraude du ministère de l’Économie. L’association, fondée à Paris en 2015 dans le but de lutter contre les produits jetables, affirme que les entreprises concernées raccourcissent délibérément la durée de vie de leurs imprimantes et cartouches d’encre. Les entreprises pourraient se voir facturer le programme d’obsolescence et tromperie, une pratique en place depuis 2015 interdit par la loi française relative à la protection de la consommation – conformément aux dispositions de la loi Hamon et de la loi de transition énergétique. La France a été le premier pays à interdire l’obsolescence dite programmée (ou planifiée). La législation française punit quiconque commettrait ce délit d’une amende de 300 000 euros, à laquelle s’ajoute une amende égale à 5 pour cent du chiffre d’affaires de l’entreprise ; Dans les cas les plus graves, une peine de prison pouvant aller jusqu’à deux ans peut être prononcée. L’enquête ouverte par le parquet de Paris contre Apple, acte (pour l’instant) final de l’affaire des batteries d’iPhone, relève également de la même loi.

9 janvier 2018 | 09:08

© TOUS DROITS RÉSERVÉS

Related Videos

Leave a Comment