À Sant’Antonio di Valfurva, samedi soir, au cours d’une réunion très fréquentée, des signatures ont été remises à Giacomo Zamperini, président de la Commission Montagne du Conseil Régional, pour exiger la protection de la sécurité publique face à la présence croissante des loups également dans la province de Sondrio
Une soirée très fréquentée a eu lieu à Valfurva samedi soir. Devant un public attentif qui remplissait la salle du Centre de Visiteurs du Parc (propriété de la municipalité), les représentants des Comités pour la Protection des Personnes et des Loups (Roberto Compagnoni, Mario Pighetti et Michele Corti) ont passé le relais à Giacomo Zamperini, Président de la Commission Montagne du Conseil Régional, les Signatures recueillies dans la haute vallée au pied de la pétition populaire « Pas de loups dans les villages » adressée à la région Lombardie (3109, d’autres ont été recueillies depuis).
Les comités sont apparus spontanément depuis le printemps, d’abord à Chiavenna puis dans la Haute Valteline, d’autres se sont ensuite formés dans l’Alto Lario et le Val Seriana. Le 17 juin, à l’initiative des comités et de la communauté montagnarde de Valchiavenna, s’est tenue à Chiavenna une conférence au cours de laquelle le paquet contenant 3.400 signatures recueillies dans la vallée a été remis à Giacomo Zamperini. A cette occasion, il a pris des engagements concrets et est devenu une référence au sein des institutions pour les commissions.
Dans le cadre de la commission qu’il présidait, Zamperini a créé une commission spéciale sur le problème du loup, qui s’était déjà réunie avant les vacances d’été et avait entendu les commissions. Dans la soirée, les représentants des commissions ont rappelé que l’initiative signature vise à prévenir les problèmes pour la sécurité publique. En Italie, l’augmentation du nombre de loups a conduit à plusieurs cas d’agression contre des humains (nombreux sur les plages de Vasto et San Salvo dans les Abruzzes), tandis qu’il existe de nombreux incidents dans lesquels des personnes se retrouvent dans des situations alarmantes, entourées ou entourées de loups. ils sont menacés. Le phénomène de prédation par les animaux sauvages et domestiques (y compris les animaux de compagnie) est répandu à proximité des habitations, dans les zones résidentielles et même dans les cours, les jardins et les écuries.
Il y a quelques jours, on a appris qu’un loup était entré dans un immeuble résidentiel de la province de Florence. En plus d’exiger un protocole de surveillance et de gestion des loups « confiants », les commissions appellent la région à mettre en place un numéro gratuit – comme en Toscane – pour signaler les prédations et les observations afin de sensibiliser les citoyens aux données à faire. la présence de loups en temps réel, comme dans le canton voisin des Grisons. Ils exigent également que les loups ne soient pas autorisés à se déplacer librement partout (pas même dans les zones résidentielles), mais plutôt à être contrôlés dans des réserves naturelles spéciales.
Quant au plan national loup, il déçoit à la fois les attentes d’un contrôle des prédateurs visant à réduire les dommages causés aux activités d’élevage et les attentes de mesures sérieuses (comme en Suisse et en Autriche) pour prévenir les risques pour la sécurité publique. Les commissions ont également souligné le manque de cohérence du gouvernement, qui au niveau européen espère une dégradation du niveau de protection du loup et en Italie, avec le plan loup, tend à geler le statu quo de protection rigide du prédateur, ce qui, compte tenu de la population de loups la plus grande et la plus dense d’Europe, est désormais inacceptable et injustifié.
Ils n’ont pas manqué de souligner que la Commission européenne elle-même a encouragé les régions à utiliser les espaces déjà accordés par la législation en vigueur (à tel point que la France et la Suède éliminent chaque année 20 % des loups). Les interventions du public ont montré comment, comme à Valfurva, la présence du loup s’ajoute à celle du parc, qui – cas unique – exerce ses contraintes sur l’ensemble du territoire municipal, y compris les zones urbaines. Le thème de l’incertitude liée à la présence des loups a également été partagé par d’autres interventions qui ont souligné la nécessité d’informer sur les risques.
Zamperini, qui avait déjà pris clairement position sur le problème en juin à Chiavenna, a fait quelques déclarations importantes : il a repris les signatures, a promis de leur donner du « poids » et a demandé aux commissions d’étendre leur action aux autres provinces de Lombardie pour s’élargir afin d’exprimer plus clairement les préoccupations de la montagne. Le représentant régional a également fait valoir que l’approche la plus sage concernant le Plan Wolf serait de reporter son approbation après les élections européennes et d’attendre une nouvelle majorité politique au Parlement européen et une révision de la réglementation au niveau communautaire.
« Aujourd’hui, j’ai appris de la voix des agriculteurs de la Haute Valteline qu’il y a beaucoup à changer et à améliorer en termes d’indemnisation et de fourniture de moustiquaires et d’autres aides aux agriculteurs », a déclaré Zamperini. Enfin, il a également reconnu que la région Lombardie avait jusqu’à présent adopté unilatéralement le camp pro-loup et a plaidé pour la nécessité d’un changement.

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