Le jour où le nombre total de migrants débarqués en Italie en 2024 dépasse les 131 000, la France renforce le passage frontalier de Ponte San Ludovico pour empêcher les réfugiés de passer par Vintimille. Non seulement avec des agents (et des chiens de berger belges) de la Police Nationale et de la Gendarmerie dans l’arrière-pays entre Garavano et Menton, mais aussi avec des drones et un hélicoptère des douanes. Puis sont apparus à Sospello des véhicules techniques avec les emblèmes des « Vigipirates », le service spécial lié au plan de sécurité antiterroriste élaboré en 1978 par le président français Giscard d’Estaing. Toutefois, Paris nie avoir utilisé de telles unités contre les immigrés illégaux. Le climat est toujours tendu, même s’il y en a du côté italien moins de 400 migrants et les « passeurs » ne semblent pas disposés à augmenter les prix. Une situation complètement différente est à Lampedusa, où en quelques heures d’autres petits bateaux ont été secourus et 402 réfugiés ont été accueillis dans le hotspot du district d’Imbriacola, qui s’étend sur tout le territoire. 1 800 visiteurs. Dans la soirée sur Tf1 et au lendemain de la visite à Rome, où il a rencontré le chef du ministère de l’Intérieur Matteo Piantedosi, Son homologue français Gérald Darmanin a réaffirmé que « la France n’acceptera pas de migrants en provenance de Lampedusa ».
Deux mois
Une « position de stabilité », a défini le ministre, alors que les choses continuent sans relâche avec les avions et les ferries, Les transferts de migrants de l’île, toujours surpeuplée de touristes, vers d’autres destinations, depuis le centre d’accueil le plus proche à Porto Empedocle à Bergame. Une course contre la montre face à une nouvelle vague de réfugiés – en majorité des jeunes – non seulement de Sfax, en Tunisie, mais aussi de Zuwara, en Libye. Un signe que des passeurs pourraient avoir ouvert la deuxième route de la Méditerranée centrale. C’est pourquoi il est fondamental pour le gouvernement l’ouverture des 12 nouveaux centres de rétention pour les retours (CPR) À la demande du ministre Piantedosi – une dans chaque région où il n’existe pas encore une telle structure – elle doit s’ajouter aux neuf actuellement actives (dix en comptant la réouverture de Turin, fermée pour cause de dégâts) à Bari, Brindisi, Caltanissetta, Rome , Palais San Gervasio (Potenza), Trapani, Gradisca d’Isonzo, Macomer (Nuoro) et Milan. Dans un délai maximum de deux mois, doit être disponible la liste des bâtiments à livrer au ministère de la Défense, qui les transformera en CPR avec la coordination du Commandement opérationnel des forces interarmées (COVI) et des ingénieurs militaires. Ils doivent être éloignés des villes, délimités et contrôlables. Les zones industrielles sont évaluées dans certaines provinces de Calabre, Campanie, Abruzzes, Molise, Marches, Ombrie, Toscane, Émilie-Romagne, Ligurie, Vallée d’Aoste, Vénétie et Trentin-Haut-Adige. Des complexes qui peuvent être rapidement équipés pour accueillir des immigrants illégaux jusqu’à 18 mois.
Les régions
«Jamais en Toscane», tonne le gouverneur Eugenio Gianmoi, tandis que le collègue Stefano Bonaccini demande des explications pour l’Émilie-Romagne. ET Luca ZaïaPrésident de la Vénétie, a confirmé qu ‘«il n’a pas été contacté».». Cependant, le gouverneur frioulan Massimiliano Fedriga est sévère : « Le CPR fonctionne très bien ici. » Quiconque le nie ment, à l’intérieur ce sont tous des criminels. Et puis il faut fermer la route des Balkans : la situation est inacceptable.» Enfin, aux mêmes heures sur Rai 1, le leader du M5S, Giuseppe Conte, révèle des « points de désaccord » avec le Parti démocrate notamment sur l’immigration : « Ils la veulent sans discernement, nous sommes pour une troisième voie et des voies sensées. »

« Jugador. Introvertido. Solucionador de problemas. Creador. Pensador. Evangelista de la comida de toda la vida. Defensor del alcohol ».
