CLUJ (Roumanie)
C’était le match le plus attendu entre l’Italie, portée par ses jeunes joueurs, et probablement favoris d’un Championnat d’Europe, qui débutent avec une équipe débordante de talent et de physique. Et le jeu a répondu aux attentes. Avant une journée entièrement consacrée à l’annonce du transfert de son capitaine à Newcastle, l’Italie a trouvé en Tonali l’inspiration pour la manœuvre bleue et la base parfaite pour proposer les meilleures chances. L’Italie aime ça mais fait trop d’erreurs et paie pour les erreurs d’arbitrage. Deux spéciaux et un troisième sensationnel: une main non reconnue dans la surface de réparation française à 1-1 et une faute propre sur Okoli à cette occasion qui a ensuite fait Barcola 2-1. Deux situations qui auraient pu être corrigées par la var. Il est dommage que l’UEFA ait inexplicablement décidé de ne pas les utiliser lors de l’événement jeunesse le plus important. Incompréhensible, mais peu importe. Tout aussi incompréhensible était l’erreur d’Udogie, qui a tout très bien fait quand le score était de 2-1, a rattrapé une situation difficile avec un beau Diagolan puis, au lieu de soutenir Carnesecchi, a tenté de tourner en défense et donc le ballon et les buts Barcola a donné. C’est dommage car le but de Pellegri, superbe sur un centre de Tonali, avait remis sur les rails une Italie très efficace et brillante. Mais les fautes et les glissades ne sont rien comparées à ce qui se passe au final : centre du gauche, Bellanova dévie le ballon au deuxième poteau, le ballon claque le bois et pénètre avant d’être repoussé par un défenseur. Ce n’est rien pour l’arbitre : ça aurait été un but ou au moins un penalty et un carton rouge. L’arbitre peut se tromper. Mais le manque du Var à l’ère de la technologie est vraiment une décision sensationnelle.

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