Le Conseil fédéral soutient la création d’une commission d’enquête parlementaire (KPI) sur le rachat du Credit Suisse par UBS. L’exécutif estime qu’il est nécessaire et approprié de procéder à une analyse approfondie des événements qui ont précédé l’opération, selon un communiqué publié vendredi à l’issue de la réunion hebdomadaire. Selon le gouvernement, l’arrêté déposé par le Bureau du Conseil national est conçu de manière à permettre un tel examen approfondi. Il assure donc le Parlement de son « plein soutien ».
Dans les prochains jours, le parlement décidera de la composition de la CPI : le 7 juin, la chambre basse en débattra, puis ce sera aussi le tour des cantons. Sous la coupole du Palais fédéral, pourtant, se dispute déjà le poste le plus convoité : celui de président du corps, qui sera composé de sept conseillers nationaux et d’autant de représentants des pays de tous les partis.
Un poste prestigieux qui donne de la visibilité (le Président sera le seul à pouvoir s’adresser à la presse) et qui, historiquement parlant, est un bon précurseur pour accéder au Bundesrat dans le futur : Kurt Furgler a réussi après être devenu président du CPI tenu dans le scandale du Mirage Dans les années 1990-1960 et jusque dans les années 1990, Moritz Leuenberger est à l’initiative du dossier.
Saper les socialistes, les Verts libéraux et les Verts. Comme l’a expliqué la maison mère Aline Trede, ces dernières se sentent légitimées notamment par le fait qu’elles ne sont pas représentées au gouvernement et – unique parmi les partis – n’ont jamais accepté de dons de la grande banque.
Daniel Fässler : Son nom apparaît le plus souvent dans les couloirs du palais (clé de voûte)
Pourtant, le nom le plus populaire ne vient pas des rangs de ces trois formations, mais du milieu : c’est celui de Daniel Fässler, qui représente Appenzell Rhodes-Intérieures à la chambre haute. Plusieurs arguments plaident en faveur de cela, surtout le fait que les deux conseillers fédéraux qui étaient chargés des finances pendant l’affaire (anciennement Ueli Maurer et aujourd’hui Karin Keller-Sutter) sont issus de l’UDC et du FDP. Il a également de nombreuses années d’expérience tant en politique qu’au sein du conseil d’administration d’une banque, l’Appenzeller Kantonalbank. Après tout, grâce à la Landsgemeinde, il est le seul à avoir déjà obtenu son siège à la prochaine législature, et ce n’est pas un élément anodin.
Tous les autres devront se soumettre au verdict électoral d’octobre, avec le risque plus ou moins grand de ne pas être reconfirmé et donc d’être remplacé tant que l’enquête est en cours. En fait, les délais sont longs et il faudra plusieurs mois, peut-être plus d’un an, pour arriver aux conclusions. Et les prochaines élections contribuent à empêcher certains eurodéputés d’afficher leur volonté de travailler à la Commission : les nombreux meetings vont aussi faire perdre du temps à la campagne électorale.

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