La définition du viol en droit pénal suisse reposera sur le modèle du refus (c’est-à-dire la violation d’un « non ») plutôt que sur celui du consentement, qui exigerait un « oui » explicite des partenaires lors des rapports sexuels, et pour lequel ils se sont battus contre les Verts et les socialistes. Jeudi matin, le Conseil national a accepté par 118 voix contre 65 la formulation de mars du Conseil des Etats, qui explicite – et c’est là l’essentiel – l’éventuel état de choc, la paralysie des victimes, le soi-disant « gel » qui les empêche de s’opposer à l’agresseur.
Pour certains partisans d’un changement de cap complet, compte tenu de l’impossibilité politique de faire plus, il s’agit d’un compromis acceptable.
Il était incontesté que la définition actuelle n’était plus à jour, mais les députés ont longuement débattu de la portée du changement. Avant cette solution, le modèle de l’approbation prévalait dans la chambre basse, tandis que dans celle des cantons prévalait le modèle du refus. Les deux chambres du parlement se sont également entendues sur la peine minimale d’un an.

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