Portada » le cas français. « Mais le soulagement ne suffit pas »

le cas français. « Mais le soulagement ne suffit pas »

by León Paz

L’ancienne porte-parole de la chambre, Laura Boldrini, a critiqué l’idée qui trotte dans la tête de Giorgetti, affirmant que pour que les jeunes aient des enfants, ils doivent d’abord trouver un emploi. Et il n’a pas tout à fait tort, s’il est vrai qu’avec des taux de chômage et des niveaux de salaire parmi les plus bas d’Europe – compte tenu également des emplois majoritairement précaires – les jeunes réfléchissent à deux fois avant de procréer. Mais il est également vrai que l’allégement fiscal pour les familles basé sur le nombre d’enfants peut être un élément important dans un puzzle d’autres réglementations sur le taux de natalité. En conséquence, les jardins d’enfants sont toujours insuffisants – la Repubblica rapporte que 3 800 enfants sont exclus des structures à Milan depuis le dernier appel d’offres – et un système de protection sociale généralement peu favorable aux femmes qui ne peuvent pas concilier famille et travail.

Ça vaut la peine de voir ce que fait la Francequi investit depuis des décennies dans la fécondité et qui, sans surprise, est aujourd’hui le pays d’Europe avec le taux de fécondité le plus élevé : 1,83 naissance par femme, contre 1,53 en Allemagne et 1,25 en Italie, qui se classe troisième après l’Espagne et Malte, affiche une moyenne européenne de 1,53 (données Eurostat pour 2021).

« La politique familiale française s’appuie fortement sur l’arbitragela fécondité et la lutte contre la pauvreté des familles, avec un soutien monétaire global et des services d’éducation et d’accueil pour les familles avec de jeunes enfants », a expliqué Olivier Thévenon du Centre pour le bien-être, l’inclusion, la durabilité et l’égalité des chances de l’OCDE, cité par Secondowelfare. Un ensemble d’actions pour enfants, mais aussi pour l’accompagnement de la parentalité, qui a fait qu’aujourd’hui garçons et filles utilisent culturellement de nombreuses structures, selon une croyance « culturelle » selon laquelle les petits « n’ont pas seulement besoin de leur mère », culture créée grâce à une politique , qui a commencé dans les années 1980 et 1990 et assure aujourd’hui que, malgré une tendance à la baisse déjà limitée en France, la natalité est la plus élevée d’Europe.

Le fisc français du côté des enfants

Les autorités fiscales ont aussi leur tâche. Et l’idée de Giorgetti, si elle est placée dans un contexte de bien-être plus large, pourrait servir l’objectif. La fiscalité parisienne est plutôt généreuse pour les familles nombreuses et offre de nombreux avantages aux familles lorsque les enfants sont à la charge de leurs parents au foyer.

UN »quotient familial » déclenche un mécanisme d’allègement fiscal, permettant aux familles avec enfants d’importantes économies d’impôt sur un seul calcul de la déclaration de revenus. En plus de la fiscalité progressive générale, le revenu est divisé par le nombre de composantes : les parents adultes sont deux, tandis que les enfants à charge valent alors nombre 3, au contraire chaque enfant en vaut un, avec pour résultat que la base d’évaluation baisse drastiquement dans les familles nombreuses.

Une prestation pour les familles qui peut atteindre un maximum de 1 570 euros pour chaque demi-part ou chaque enfant jusqu’au tiers. Le calcul est simplifié : deux enfants génèrent une économie d’impôt de 3 140 euros. Avec trois enfants, 6 280 euros sont atteints, chaque enfant supplémentaire est soulagé de 3 140 euros.

Les autres situations « avantageuses »

Des situations particulières (enfant handicapé, un seul parent à la base, etc.) fournissent des « demi-parts » supplémentaires qui sont déduites du total. L’allégement fiscal est automatique pour les mineurs, mais il est également très facile d’inclure les enfants majeurs dans la déclaration d’impôt s’ils ne sont pas encore employés et n’ont pas de revenus suffisants pour subvenir à leurs besoins. La seule condition est la limite d’âge de 21 ans, qui devient 25 ans si vous pouvez prouver que vous êtes étudiant.

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