Après le rachat du Credit Suisse par UBS, l’Autorité fédérale de surveillance des marchés financiers (Finma) est également devenue l’objet de critiques qui, jusqu’à il y a quelques jours, signalaient des signes d’apaisement. La situation a-t-elle été sous-estimée ? RSI TV news a posé quelques questions au réalisateur Urban Angehrn :
La Finma a-t-elle terminé son travail?
«Je peux vous assurer que les grandes banques reçoivent beaucoup d’attention de la part de la FINMA, tout comme les banques à risque. Cela signifie qu’une banque comme le Credit Suisse a reçu beaucoup de soutien, d’attention et d’intervention au cours des dernières années. Les cas sont bien connus : nous avons fait notre travail. Comme la Finma, nous avons été très actifs dans la consolidation des règles du «too big to fail» depuis la dernière crise financière. Des exigences de capitalisation et de liquidité ont été mises en place pour toutes les banques.
Il y a quelques jours, tout allait bien pour vous : la situation était-elle sous-estimée ?
« La situation s’est accélérée ces derniers jours. Nous avons été très actifs ces jours-ci, mais aussi ces derniers mois. Nous avons vu que les pertes de liquidités du Credit Suisse étaient déjà importantes en octobre. Nous avons alors agi et je pense que nous faisions partie de la solution. »
Les outils disponibles sont-ils suffisants pour prévenir ces situations ?
« La Finma dispose de moyens importants. Nous avons des tâches de surveillance, la FINMA fixe les réglementations en matière de fonds propres et de liquidités, elle peut fixer des exigences réglementaires et organisationnelles, elle peut contrôler la gestion. Nous disposons d’outils solides et lorsque la législation réglementaire est enfreinte, nous pouvons intervenir et engager des procédures d’exécution. Malheureusement, le fait est que nous avons dû engager diverses procédures d’infraction dans l’affaire Credit Suisse ces dernières années. »
La Finma pourrait imposer d’autres exigences aux dirigeants
Après la reprise du Credit Suisse par UBS, les dirigeants du CS pourraient être soumis à de nouvelles exigences en matière d’aides d’État. La Finma analyse les faits.
« La première chose à faire était de trouver une solution pour protéger les épargnants et la réputation de la place financière suisse », a déclaré aujourd’hui un porte-parole de l’Autorité fédérale de surveillance des marchés financiers (FINMA) à l’agence commerciale AWP. « Deuxièmement, d’autres questions doivent être clarifiées », a-t-il dit, confirmant une information de SRF Radio.
Par cette attitude, les autorités réagissent aux déclarations de la conseillère fédérale Karin Keller-Sutter, qui citait en exemple une éventuelle interdiction des dividendes ou des mesures salariales pour les cadres. Tout, a-t-il souligné, relève de toute façon de la responsabilité de la FINMA.
Le Credit Suisse a désormais veillé à ce que les primes et les augmentations de salaire déjà promises aux employés soient généralement versées. Les paiements devraient être effectués le 24 mars, selon Bloomberg. Autre chantier : On précise quels postes seront supprimés après la fusion.

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