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un instrument d’injustice sociale

by León Paz

Le chemin vers le démantèlement de la fonction sociale et redistributive du fisc se poursuit sans relâche. Après la réforme fiscale du gouvernement Draghi, qui a abaissé le taux de l’impôt sur le revenu des personnes physiques de 5 à 4, allégeant le segment moyen-haut (c’est-à-dire les personnes gagnant 55 000 € et plus), c’est maintenant au tour de la réforme fiscale du gouvernement Meloni.

Après l’extension de la flat tax aux revenus des indépendants jusqu’à 85.000 euros, après l’arnaque pour couper les coins fiscaux, qui face à une crise salariale sans précédent a fait monter les poches des salariés entre 20 et 30 euros de plus par mois , la réforme fiscale annoncée est désormais le moteur de la série qui doit arriver en Conseil des ministres dans les semaines à venir et qui devrait notamment intervenir sur trois volets : nouvelles baisses des tarifs et tarifs de tension Irpef, révision de l’Ires et abolition de l’Irap .

Concernant la réduction des tranches d’imposition sur le revenu, deux hypothèses sont examinées, qui ont en tout cas pour objectif commun, les deux tranches médianes (revenus de 15 000 à 28 000 euros avec un taux d’imposition sur le revenu actuellement de 25 % et de 28 000 à 50 000 euros avec le taux actuel de 35 %). Aujourd’hui, c’est bien connu, il existe quatre tranches d’impôt sur le revenu : 23 % jusqu’à 15 000 euros, 25 % de 15 000 à 28 000 euros, 35 % de 28 000 à 50 000 euros et 43 % au-delà. Dans la première hypothèse de la réforme, le taux d’imposition resterait à 23 % pour les revenus jusqu’à 15 000 euros, puis il y aurait une gradation de 27 % jusqu’à 50 000 euros et un impôt de 43 % pour les revenus supérieurs à 50 000 euros. Dans ce cas, les vrais avantages ne se feraient sentir qu’aux revenus supérieurs à 34 000 euros, car en dessous de ce seuil vous finiriez par payer encore plus qu’aujourd’hui.

Dans la deuxième hypothèse, la première étape s’arrêterait à un revenu de 28 000 $ avec un taux de 23 %. La deuxième étape atteindrait 50 000 euros avec un Irpef de 33 %, alors qu’au-dessus de ce seuil l’Irpef actuel resterait à 43 % : dans ce cas, l’épargne serait répartie sur toutes les tranches de revenus, mais avec des avantages absolument plus importants pour ceux qui gagnent plus.

Le fond est simple : dans les deux cas, les plus grands bénéfices seraient pour les plus hauts revenus, tandis que pour les revenus faibles à moyens, l’opération pourrait être préjudiciable ou ridicule en termes d’économies d’impôts, selon les hypothèses.

Sur le front de l’Irap (déjà réduit par le gouvernement précédent), l’objectif est de les supprimer totalement, avec tout ce que cela signifierait pour le système national de santé déjà mal en point.

Enfin, cerise sur le gâteau, la baisse du taux actuel de l’IRES à 24 % (un véritable impôt sur les sociétés forfaitaire) pour les entreprises investissant dans le développement et les biens d’équipement : nouvelle confirmation d’un régime fiscal ouvertement favorable aux entreprises.

Les signes clairement régressifs de ce projet de réforme sont évidents et une fois de plus la principale cause d’inégalité sociale dans notre système fiscal est confirmée : le taux d’imposition moyen élevé des revenus moyens à faibles et la faible différence entre celui-ci et celui des personnes à très hauts revenus. .

La question des salaires, et donc la nécessité de redynamiser le fisc comme instrument de justice sociale, est au centre de la conférence organisée par l’USB le 31 mars à Rome, intitulée « Le salaire qui n’existe pas ». être une étape fondamentale pour poursuivre et intensifier un processus de mobilisation axé sur la question de la crise salariale et du coût de la vie.

Ce qui se passe en France depuis un mois, avec des grèves et des mobilisations paralysant tout le pays, nous montre la voie à suivre.

union de base

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