La France n’envisage pas d’arrêter de fournir de l’électricité à l’Italie. Les rumeurs d’un éventuel gel de deux ans ont été « fermement » démenties par le gouvernement transalpin à travers un communiqué du ministère de la Transition énergétique, dans lequel Paris « réaffirme son attachement à la solidarité mutuelle avec tous nos voisins européens sur la question de l’électricité et des ressources naturelles ». gaz ». « Des lignes de connexion électrique pleinement fonctionnelles – poursuit-il – sont une priorité pour la sécurité d’approvisionnement collective ».
Même le groupe Edf a démenti le message diffusé par Repubblica selon lequel il avait écrit au gouvernement italien au sujet d’une éventuelle interdiction d’exportation de deux ans. Le géant français de l’énergie – qui est maintenant sur le point d’être nationalisé – est notoirement en proie à de graves problèmes financiers et opérationnels : la moitié de son parc de réacteurs nucléaires est en réparation, un problème qui contribue à faire grimper les prix de l’électricité en Europe depuis des mois.
Jeudi 15 septembre, Edf a encore revu à la baisse l’estimation de production de l’Atom : en 2022 elle se situerait « dans la partie basse de la fourchette entre 280 et 300 térawattheures (TWh) », le minimum depuis plus de trente ans. L’impact financier estimé sur le budget s’élève à 29 milliards d’euros pour l’année en cours. EDF – qui est toujours en attente avec 32 réacteurs sur 56 – a néanmoins réaffirmé viser une réactivation complète du parc d’ici février 2023. L’Italie est le pays européen le plus dépendant de l’électricité de l’étranger, avec des importations nettes de 22 TWh au cours des six premiers mois de cette année, selon une récente étude EnAppSys : notre principal fournisseur était la Suisse avec 9,7 TWh, alors que nous étions 6,7 TWh importés de France.

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