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Envahi par les cerfs et les sangliers, l’agriculture dévastée à la frontière

by Felipina Vences

La télévision suisse revient sur le phénomène des dégâts graves entre Alto Lario et le Tessin

La télévision suisse met également en lumière le problème de la faune entre les provinces de Côme et le canton du Tessin en mettant l’accent sur « les cerfs gloutons à la frontière, la colère des agriculteurs ».

Un problème très perçu à Alto Lario qui devient un cas réel même au-delà des frontières. L’appel à l’aide des agriculteurs de la Coldiretti a été bien accueilli, ce qui a conduit à une enquête directe sur l’ampleur du phénomène.

«Nous assistons à une invasion continue de troupeaux de cerfs – Angelo Crispi, éleveur à Carlazzo, raconte à la télévision suisse – nous continuons à avoir des clôtures détruites par les cerfs qui passent lors des raids nocturnes. Nous avons des dégâts massifs même pendant la saison hivernale, où les stocks sont détruits. La Région de Lombardie nous a accordé le quart des dégâts estimés pour le moment ».

La donnée la plus inquiétante concerne l’augmentation des cerfs enregistrée par les Suisses, qui affirment que les effectifs dans les zones frontalières augmentent d’au moins 50% chaque année. Dommage particulièrement important pour le Tessin, qui s’élèverait à au moins un demi-million de francs par an. Le scénario présenté par le reportage ne laisse aucun doute sur l’imagination : des champs infestés de cerfs, des mottes de terre renversées par les sangliers, du fumier sauvage partout : par conséquent de l’herbe inutilisable pour nourrir le bétail élevé.

Outre l’intérêt de la télévision suisse, les équipes de la Rai et de Mediaset ont fait état ces dernières semaines de l’invasion d’ongulés qui menace gravement la survie de nombreuses exploitations qui ne peuvent plus faire face aux dégâts dans les champs et les pâturages, jusqu’au pâturages d’été.

Les élevages doivent également faire face au problème des sangliers après les cas de peste porcine enregistrés en Ligurie et dans le Piémont.

Fortunato Trezzi, président de la Coldiretti, est intervenu à ce sujet : « Les agriculteurs aménagent leurs champs, répètent les semis et se retrouvent généralement au bout de quelques jours lorsque les champs sont à nouveau occupés et doivent recommencer. Il n’est pas possible de travailler dans ces conditions. Et ce n’est pas possible, surtout à un moment où l’agriculture a besoin d’être encore mieux protégée, après deux ans de pandémie et à la veille d’une reprise qui ne peut ignorer le rôle actif des entreprises agricoles.

Sans oublier que depuis deux ans, en lien avec l’urgence pandémique, les sangliers ont pu errer sur le territoire presque totalement sans être dérangés. « Encouragés par la faible présence humaine et la quasi-absence de circulation, ils atteignent même les centres urbains, y compris les capitales », conclut Trezzi sur les foyers dans des dizaines de pays ». F. Ber.

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