
Israël a un « accord historique sur le démarcation de la frontière maritime avec le Liban« . Le Premier ministre israélien l’a écrit sur Twitter aujourd’hui, Jaïr Lapid. « Demain, je convoquerai le Cabinet de sécurité politique, suivi d’une réunion gouvernementale. Le projet d’accord respecte pleinement les principes sécuritaires et économiques mis en avant par Israël. Il s’agit d’une réalisation historique qui renforcera la sécurité d’Israël, apportera des milliards à l’économie israélienne et assurera la stabilité à la frontière nord », a déclaré Lapid.
Le Président de la République Libanaise, Michel Auun, a donné ce matin son approbation finale à l’accord maritime avec Israël, une décision qui pourrait ouvrir les portes à de nouvelles explorations pétrolières et gazières en Méditerranée orientale. Dans les dernières heures, le médiateur américain Amos Hochstein a remis à la partie libanaise la version finale du texte, que le président de la République a jugée « satisfaisante ». « Les exigences libanaises ont été satisfaites et ont fait l’objet de longues discussions ces derniers mois et ont nécessité de nombreuses heures de négociations difficiles et complexes. La présidence estime que la formule finale a préservé les droits du Liban sur ses richesses naturelles à un moment important pour les Libanais », a-t-elle déclaré dans un communiqué, espérant que l’accord « sera annoncé dès que possible ».
Le projet de proposition de démarcation maritime, reçu par les autorités libanaises avant minuit hier soir, a été remis ce matin aux plus hautes autorités de l’Etat. Le médiateur Hochstein a informé la partie libanaise que la dernière question relative au champ de Cana ainsi que l’ambiguïté entre les expressions « statu quo » et « fait accompli » ont été clarifiées. Le texte souligne que le Liban considère la ligne dite flottante comme un « fait accompli ». Une copie du projet final a également été envoyée aux autorités israéliennes. Le Premier ministre israélien Yair Lapid devrait convoquer une session restreinte du gouvernement pour l’approuver.
Ces derniers jours, la France a lancé une intense action diplomatique après qu’Israël a rejeté les récents commentaires du Liban, visant à apaiser les divergences et à augmenter les chances d’un accord entre Israël et le Liban, notamment sur le quota israélien du champ de qana. La France, avec des garanties américaines, a rappelé que les activités de TotalEnergies commenceront dès la signature de l’accord et sont sans rapport avec l’accord périphérique conclu entre l’énergéticien français et l’Etat d’Israël. Compte tenu des dates des élections dans les deux pays, l’accord devrait être signé d’ici le 30 octobre. En fait, le 31 octobre, le mandat du président de la République libanaise, Michel Aoun, expire, tandis qu’en Israël, il y aura des élections législatives le 1er novembre, au cours desquelles la reconfirmation de l’exécutif actuel ne peut être tenue pour acquise. Au Liban, le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, a déjà annoncé que les pouvoirs délégués à Aoun concernant le fichier des frontières ne seraient pas maintenus après la fin du mandat de l’actuel président.
La société française TotalEnergies lancera le processus d’exploration gazière dans les eaux libanaises dès que l’accord sur la frontière maritime avec Israël sera finalisé, a déclaré le ministre libanais de l’Énergie Walid Fayyad au journal libanais Al Joumhouria après avoir rencontré une délégation de haut niveau de Total. « Nous allons examiner le plan que Total et la National Oil Authority ont préparé pour s’assurer qu’il est le plus rapide sur le terrain », a ajouté le ministre.
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