Serait-ce un virus ou un poison qui a rendu inconscients les deux griffons hébergés par l’organisation de protection des animaux de Bellinzone ? La réponse viendra des analyses en laboratoire. En attendant, ils seront libérés samedi et rejoindront leurs compagnons, jamais aussi nombreux sur le massif du Gothard.
L’état de santé de Grifo et Cioss inquiète le Département du bien-être animal de Bellinzona. Les deux griffons ont été retrouvés cette semaine par deux randonneurs dans la haute vallée de la Léventine : ils étaient tellement malades qu’ils ne pouvaient plus voler. Peut-être que la culpabilité d’un virus, si l’intervention humaine n’est pas exclue, est une hypothèse à éclaircir. Le fait qu’il y ait deux cas en quelques jours laisse les experts perplexes, un empoisonnement n’est pas à exclure.
Maintenant, les oiseaux sont guéris et prêts à repartir. Normalement, un maximum de deux ou trois sont aperçus au Tessin. Cette année, cependant, ils sont nombreux. Entre Leventina et Valle di Blenio on parle d’une centaine. Un mètre de haut, avec une envergure de près de trois, ils ne passent certainement pas inaperçus. On ne sait pas exactement d’où ils viennent. Peut-être d’Espagne, peut-être du sud de la France, où certaines décharges ont été fermées.
Les griffons ressemblent aux vautours et, comme eux, ne se nourrissent que des carcasses d’animaux morts. Ce sont des rapaces que l’on rencontre rarement à nos altitudes et qui, selon la Direction de la Chasse et de la Pêche, partent dès que la neige arrive et ne trouvent rien à manger.

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