Le blocus des réserves russes
Une mesure récemment discutée, mais encore plus efficace (car incontournable) est le blocus des réserves russes.
Plusieurs pays du monde, menés par l’UE, frappent en fait la Banque centrale russe en rendant ses réserves (qui représentent environ un tiers du PIB de la Russie) globalement inaccessibles.
Pour être précis, avant l’attaque contre l’Ukraine, la Russie disposait d’environ 640 milliards de dollars de réserves, tandis que le fonds souverain russe était d’environ 190 milliards de dollars. Ce tampon, qui était nécessaire pour contrer les tout premiers effets de la guerre contre le rouble, est désormais inaccessible.
Les retombées ont été immédiates, la devise russe baissant beaucoup plus que prévu initialement, chutant d’environ 30 % par rapport aux sommets de cette année.
Sanctions contre les amis proches de Poutine, désinvestissements et contrôle des exportations
Les sanctions ont également touché plusieurs noms liés au président Poutine, comme Aleksandr Bortnikov, président du Service fédéral de sécurité et fils du président du conseil d’administration de VTB.
L’Occident ciblait également les oligarques russes, apparemment dans le but de créer une rupture dans leurs relations avec le président. À cet égard, selon les dernières informations rapportées, les milliardaires russes ont déjà perdu plus de 126 milliards de dollars ces derniers jours.
Sur le front des exportations, cependant, une mesure « complémentaire » envisage d’interdire à de nombreuses entreprises américaines d’exporter des équipements technologiques tels que les puces électroniques vers la Russie.
Dans ce cas, l’interdiction vise à ralentir l’avancée de l’offensive russe, qui touche le secteur de la défense de l’armée de l’air à la marine.
En fait, il convient de noter que la plupart des importations russes de micropuces proviennent de Chine, mais elles affectent les secteurs « civils » les plus divers, tandis que l’agresseur à des fins de guerre est toujours strictement lié aux technologies américaines.
Conséquences estimées pour la Russie : effondrement du rouble, dette indésirable et contraction du PIB
Il est actuellement impossible de calculer l’impact économique des sanctions actuelles imposées à la Russie, surtout si l’on prend en compte toutes les mesures satellites visant à affaiblir autrement l’offensive de Poutine et à en isoler le nombre.
Cependant, en raison du degré élevé de coordination entre les différentes forces impliquées dans le paquet de sanctions et de sa nouveauté, il est clair que les mesures sont susceptibles de détruire l’économie russe à court terme.
Selon de nombreux analystes, l’impact pourrait être quantifié par une baisse du PIB russe comprise entre -3% et -5%. D’autres, en revanche, s’attendent à une baisse à deux chiffres, surtout si l’on tient compte d’autres mesures prévues visant à restreindre le commerce extérieur russe ou à investir dans des projets d’investissement russes.
L’opinion la plus récente est celle de JP Morgan, selon laquelle la Russie pourrait faire face à un effondrement encore plus sévère de son économie qu’au moment du défaut de paiement en 1998. En chiffres, la chute du PIB serait de -7% contre environ -9 % rapporté par Bloomberg en a accepté ces heures à la place.
Cependant, les analystes s’accordent à dire que l’économie russe se dirige vers une profonde récession.
Pendant ce temps, le dollar américain est au-dessus de 110 roubles cet après-midi et la dette russe a été rétrogradée à B3 de Baa3 par Moody’s, tandis que l’agence S&P Global a retiré la note BBB et a abaissé la note à junk.
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